Publicité

Le Bel 20 survole la séance européenne grâce aux biotechs

©REUTERS

Les marchés européens ont globalement fait du surplace, à l'exception notable de la Bourse de Bruxelles. Les valeurs défensives ont été mises à l'honneur.

Les principaux indices actions en Europe ont clôturé sur une note plutôt mitigée ce mercredi, digérant plusieurs indicateurs macroéconomiques importants. À commencer par une croissance moins forte que prévu de l'économie américaine (2,1% contre 2,2% attendu). Mais les marchés semblent surtout préoccupés par la crise sanitaire et la politique monétaire. "L'accélération des contaminations au Covid-19 et la peur d'une anticipation de la fin du soutien de la Réserve fédérale américaine déstabilisent les investisseurs", résume Richard Hunter, responsable marché à Interactive Investor.

"L'accélération des contaminations au Covid-19 et la peur d'une anticipation de la fin du soutien de la Réserve fédérale américaine déstabilisent les investisseurs."
Richard Hunter
Responsable marché à Interactive Investor

Le Dax allemand a reculé de 0,37% et le CAC 40 de 0,03%, tandis que le Footsie britannique a pris 0,27%. Au niveau sectoriel, les investisseurs ont privilégié l'immobilier (+1,88%), les télécoms (+1,15%), les "utilities" (+0,96%) et l'énergie (+0,69%).

Le titre Telecom Italia s'est envolé de 15,63% à Milan, après avoir déjà gagné 30,25% en début de semaine. Le fonds américain KKR - qui a lancé une offre non contraignante de 10,8 milliards d'euros sur l'opérateur téléphonique italien - pourrait revoir à la hausse sa proposition afin de séduire son principal actionnaire, Vivendi. Celui-ci juge trop faible le prix de 0,505 euro par action. Selon l'agence Bloomberg, KKR pourrait faire monter les enchères jusqu'à 0,7, voire 0,8 euro.

Les analystes notent toutefois que le cours de Telecom Italia évolue encore sous le prix proposé par KKR. Signe selon eux que les investisseurs ont des doutes quant à un accord entre les parties en raison, entre autres, des aspects politiques liés à l'opération.

Tout est une question de perspectives

De son côté, Elior a gagné jusqu'à 8,57% à Paris avant de clôturer sur une baisse de 0,08%. Le groupe de restauration collective a enregistré un chiffre d'affaires de 3,7 milliards d'euros pour son exercice décalé 2020-2021, tout en réduisant sa perte nette à 100 millions contre 483 millions un an plus tôt. Question perspectives, il table notamment sur une marge d'exploitation ajustée d'environ 4,6% en 2023-2024. "Bien que ces prévisions soient plus faibles que celles de ses rivaux, les objectifs pour 2024 sont ambitieux, bien supérieurs au consensus et aux niveaux d'avant le covid", ont souligné les analystes de Bernstein.

124
euros
Selon Berenberg, la valeur du pipeline d'UCB visant les maladies rares est hautement sous-estimée par les investisseurs. Son objectif de cours est fixé à 124 euros, ce qui en fait l'un des brokers les plus optimistes sur la valeur.

Le britannique Genus (-9,98%) n'a en revanche pas su convaincre. Bien que "confiante dans sa stratégie", la société de génétique a réduit ses prévisions pour l'année prochaine à cause d'un ralentissement des activités en Chine.

Le portefeuille d'UCB sous-estimé?

À la Bourse de Bruxelles, le Bel 20 a survolé l'Europe grâce à Galapagos (+3,72% à 44,14 euros), UCB (+3,24% à 100,20 euros) ou encore argenx (+2,81% à 245,10euros). L'indice bruxellois a ainsi progressé de 1,28% à 4.205,06 points, effaçant en grande partie ses pertes de début de semaine.

L'action Ageas (+4,54% à 47,21 euros) a terminé sur la première place du podium au sein du Bel 20. Credit Suisse a pourtant réduit son objectif de cours à 38,50 euros contre 41 euros auparavant. Dans un rapport sectoriel, le broker s'inquiète de la dynamique de croissance de l'assureur belge en Asie.

UCB a pour sa part reçu les faveurs de Berenberg. Le courtier a démarré le suivi de la valeur avec une recommandation à "acheter". D'après lui, le Bimzelx, nom commercial du bimekizumab, affiche un potentiel de "multi-blockbuster". Il estime également que la valeur du pipeline d'UCB visant les maladies rares est hautement sous-estimée. C'est pourquoi Berenberg a fixé son objectif de cours à 124 euros.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés