Le "libéro" de la politique monétaire

Olli Rehn, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE. ©REUTERS

Football et économie font bon ménage chez le gouverneur Olli Rehn.

Le gouverneur de la banque centrale de Finlande, Olli Rehn, a fait une sortie plutôt remarquée dans le Financial Times. Celui qui est également membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) appelle cette dernière à imiter la Réserve fédérale américaine. Il invite la BCE à accepter que l’inflation dépasse son objectif de 2%, afin de compenser les nombreuses années où les prix ont évolué en dessous de la cible. En avril dernier, l’inflation dans la zone euro s’est inscrite à 1,6%. Depuis plusieurs années, la BCE n’atteint pas ses objectifs d’inflation.

Comme en football, la BCE doit, selon Olli Rehn, faciliter le jeu et assurer des conditions de financement favorables.

Pour sortir de cette crise, l’ancien commissaire européen de 59 ans pense que la BCE doit jouer tel… un libéro en football. Le libéro est le joueur le plus reculé en défense qui relance ensuite le jeu vers l’avant. En matière monétaire, il s’agit pour le libéro qu'est la BCE d’assurer des conditions de financement favorables et de faciliter ainsi le jeu.

Rehn ne prend pas l’analogie footballistique par hasard. Il a joué en Finlande pour le FC Mikkelin Palloilijat (chez les jeunes et en équipe première) et a présidé la Ligue finlandaise de foot de 1996 à 1997. Il est aussi actif auprès de la Fifa, la fédération internationale de football. Il y dirige le comité de pilotage du plan d’aide contre le Covid-19. Il est également vice-président de la Commission de gouvernance de la Fifa.

À la BCE, Rehn doit regretter le temps où il pouvait parler de foot avec son ancien homologue belge Guy Quaden et d'une époque où le libéro était encore un pion indispensable sur le terrain...

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