Le placement défensif peut aussi rapporter

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Woolnough, gestionnaire du fonds obligataire Optimal Income de M&G, souligne qu’il faut pouvoir continuer à investir lorsque la nervosité augmente. Il prévoit une faible inflation.

Les taux bas ont été préjudiciables pour l’ensemble des épargnants depuis plusieurs années, et la tentation a souvent été forte d’augmenter son risque afin de maintenir un niveau de rendement décent.

La diversification des sources de rendement obligataire a été une des solutions proposées par les gestionnaires de fonds. Avec succès, au vu des actifs sous gestion (plus de 20 milliards de dollars) récoltés par un fonds comme M&G Optimal Income.

Prendre du risque

Richard Woolnough, gestionnaire du fonds, était récemment à Bruxelles afin d’exposer la manière dont ce mastodonte, qui vient de fêter sa dixième année d’existence, est actuellement piloté par son équipe de gestion. "Tout d’abord, le fait de gérer un fonds défensif n’empêche pas d’avoir le courage d’investir au moment où les marchés sont baissiers, car c’est souvent dans ces moments-là qu’il est possible de trouver les opportunités qui vont permettre de dégager une performance attrayante pour les investisseurs sur le long terme", explique-t-il.

"C’est quand les marchés sont baissiers qu’il est possible de trouver des opportunités."
Richard Woolnough
GEstionnaire du fonds M&G Optimal Income

Pour les prochains mois, Richard Woolnough s’attend à ce que les pressions inflationnistes restent particulièrement faibles, avec une politique monétaire américaine qui devrait continuer à se normaliser à un rythme lent. "Dans ce contexte, nous conservons des maturités courtes dans notre portefeuille afin de protéger notre performance." Il se montre par contre plus prudent sur la dette à haut rendement en Europe, en raison de la politique monétaire de rachat de la Banque centrale européenne (BCE), qui a fait pression sur les rendements dans cette zone du marché alors que l’offre de papier est aujourd’hui très faible.

Dette bancaire

"Dans le même temps, la BCE ne peut pas racheter de la dette financière, alors que de nombreuses institutions doivent encore refinancer une partie de leur endettement. L’équilibre entre l’offre et la demande de papier joue ici en notre faveur, raison pour laquelle notre exposition sur la dette bancaire s’élève actuellement à environ 30% des actifs sous gestion."

Contrairement à d’autres fonds de cette catégorie qui utilisent les devises comme une source additionnelle de performance, M&G Optimal Income pratique une couverture systématique du risque de change. "C’est une des raisons qui nous permet d’afficher une volatilité extrêmement faible depuis notre création. L’autre étant une très large diversification de notre portefeuille, réparti sur plus de 500 émetteurs et 1.000 lignes individuelles."

Si M&G Optimal Income n’est pas exposé aux devises, les gestionnaires auront toutefois la possibilité de s’exposer aux actions (actuellement moins de 5% des actifs sous gestion), lorsque le dividende offre un rendement significativement plus élevé que le rendement des émissions obligataires.

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