Le portefeuille du débutant (1/3): le compte-titres, à choisir avec précaution

Parallèlement à la remontée spectaculaire des marchés d'actions depuis mars, les ouvertures de comptes-titres se sont multipliées.

Un compte-titres s'impose quand un particulier veut acheter des actions ou des obligations. Mais l'ouverture d'un compte-titres demande une certaine vigilance.

Pour se constituer un portefeuille de placement,  un compte-titres ouvert chez un courtier peut simplifier la tâche de l’investisseur. A l’heure actuelle, l’ouverture d’un compte-titres demande à peine quelques clicks de souris. Les banques et les courtiers en ligne comme Bolero, Keytrade et BinckBank en proposent un, assortis ou non de frais de garde et de frais de dossier pour les titres de portefeuille. D’un organisme à l’autre, ces frais vont de zéro à plusieurs centaines d’euros en fonction de la valeur et le type des titres investis, une somme qui n’est pas négligeable pour les investisseurs débutants. Argenta et les courtiers en ligne ne prélèvent aucun frais de garde, ce qui n’est pas le cas pour les autres banques belges. Les fonds sont toutefois exempts de frais de garde partout.

De plus, le courtier où l’investisseur ouvrira son compte-titres peut aussi donner des conseils sur les placements ou ne fonctionner qu’en "execution only" sans donner le moindre conseil. Le particulier sera aussi appelé à répondre à un questionnaire pour déterminer son profil d'investisseur, allant du plus défensif au plus dynamique.

Les frais de garde peuvent s'élever entre zéro et plusieurs centaines d'euros d'un courtier à l'autre.

Beaucoup d’abus

La facilité d’ouverture d’un compte-titres a malheureusement conduit des investisseurs vers des courtiers peu scrupuleux. La FSMA, autorité belge des marchés, publie régulièrement des mises en garde contre des courtiers basés à l’étranger et qui sollicitent l’argent des particuliers en Belgique. Jeudi dernier, elle a indiqué avoir reçu plusieurs plaintes  de consommateurs "ayant été approchés par des sociétés leur proposant des offres de gestion de patrimoine et/ou d’épargne, le plus souvent avec rendement garanti". Ces sociétés ne disposent d’aucune autorisation requise pour proposer de tels services, a précisé le gendarme des bourses. Pire encore, la FSMA avait alerté à la fin juillet de l’usurpation d’identité de courtiers belges par des fraudeurs anglophones. Les escrocs profitent de l’inscription de ces courtiers dans les registres du régulateur belge pour faire croire à leurs clients qu’ils disposent d’un agrément auprès de celui-ci. La FSMA a constaté que depuis le début de la crise de Covid-19, le risque d’une fraude à l’investissement en ligne a augmenté. Elle a lancé un outil en ligne pour mettre en garde les investisseurs.

La FSMA a constaté que depuis le début de la crise de Covid-19, le risque fraudes en ligne a augmenté.

Car depuis le mois de mars, les ouvertures de comptes-titres se sont démultipliées, particulièrement auprès des investisseurs de moins de 35 ans, comme l'ont témoigné les courtiers en ligne, les banques, et même la FSMA récemment.

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