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Le retour des valeurs gagnantes de la pandémie

Les investisseurs sont revenus sur les titres comme Delivery Hero qui ont profité de la pandémie. ©Bloomberg

Des titres comme Prosus, Delivery Hero, et Sinch ont connu un regain d'intérêt chez les investisseurs. Des rumeurs de fin des plans de relance ont agité les marchés.

Les marchés d'actions ont connu une semaine marquée par des records aux États-Unis, mais aussi des interrogations sur les plans de relance. En Europe et outre-Atlantique, les indices ont terminé août sur leur huitième mois consécutif de hausse. Le Bel 20 a même inscrit son neuvième mois consécutif de progression. Le Dow Jones et le Nasdaq ont quant à eux inscrit de nouveaux records, portés par le rebond des valeurs technologiques américaines.

En Europe aussi, le secteur technologique est sorti la tête haute, avec un gain hebdomadaire de 1,96% au sein d'un Stoxx 600 en léger recul sur la semaine (-0,09%). Le compartiment a bénéficié d'un retour des investisseurs sur les titres qui ont profité de la pandémie. Des titres comme Just Eat Takeaway, Delivery Hero, Prosus et Sinch, une société spécialisée dans les messageries, ont gagné entre 7 et 9% sur la semaine. Just Eat Takeaway doit pourtant sortir du FTSE 100 lors de la révision de l'indice le 20 septembre, car il ne répond plus aux critères pour y rester.

Le secteur des services aux collectivités s'est aussi démarqué cette semaine, avec un gain de 1,13%. Les compagnies d'électricité espagnoles, comme Renovaveis, ont bondi, grâce aux prix en hausse de l'électricité et du gaz. Renovaveis et Endesa, qui produisent aussi de l'énergie renouvelable, ont bénéficié d'une prochaine enchère prévue par l'Espagne de 3,5 gigawatts de capacité pour ce type d'énergie en octobre. Le gouvernement a mis en place cette nouvelle enchère après celle de janvier afin de faire baisser les prix de l'électricité.

13
points de base
Le taux allemand à dix ans est remonté fortement depuis le mois de juillet.

En revanche, des secteurs comme l'immobilier (-1,75%) et celui des assurances (-0,8%) ont vécu une semaine difficile. L'immobilier, sensible aux taux d'intérêt, a souffert de la remontée des taux obligataires européens. Les déclarations de plusieurs membres de la Banque centrale européenne sur une modification du rythme des rachats d'actifs de l'institution ont conforté l'idée des investisseurs sur les marchés que l'inflation forte et des chiffres de croissance économique au beau fixe vont pousser la BCE à agir plus rapidement que prévu. Le taux allemand à dix ans est remonté à -0,36%. Il affiche une différence de 13 points de base avec son niveau du mois de juillet.

Les chiffres des créations d'emploi aux États-Unis, publiés ce vendredi, ont toutefois semé quelques doutes chez les investisseurs quant à un tapering (diminution des rachats d'actifs) de la Réserve Fédérale américaine. Car ces chiffres, à 235.000 nouveaux emplois, sont ressortis bien en dessous des attentes des économistes de 728.000.

Des cours de l'or soutenus

Les cours de l'or ont été soutenus cette semaine, alors que plusieurs personnalités du monde de la finance ont plébiscité le métal jaune. Mark Mobius, l'ancien gestionnaire de Franklin Templeton, a indiqué en début de semaine que les investisseurs doivent consacrer 10% de leurs placements au métal précieux, car il estime que les devises vont être dévaluées. John Paulson, un gestionnaire de hedge funds célèbre pour avoir anticipé la crise financière de 2008, a lui aussi recommandé l'or. "L'or se porte bien en période d'inflation. La dernière fois que les prix ont grimpé de manière parabolique, c'était dans les années 70, où l'inflation avait atteint deux chiffres", a-t-il indiqué.

"Le cours de l'or n'a pas réussi à dépasser la résistance de 1 835 dollars, cela pourrait indiquer un certain scepticisme quant à une croissance maximale et un tapering retardé."
Ole Hansen
Analyste chez Saxo Bank

Toutefois, des analystes pointent que les cours de l'or actuels semblent coincés dans une bande entre 1.800 et 1.830 dollars. "Le cours de l'or n'a pas réussi à dépasser la résistance de 1.835 dollars, ce qui pourrait indiquer un certain scepticisme quant à une croissance maximale et un tapering retardé", a indiqué Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank. L'once d'or a pris 0,64% à 1.829 USD sur la semaine.

Le cours du bitcoin a pour sa part refranchi la barre de 50.000 dollars cette semaine. Il est revenu à son niveau de la mi-mai, mais reste encore loin de son record de 65.000 dollars atteint en avril. "Je ne recommanderais à personne d'investir dans les cryptomonnaies (cryptos), qui n'ont aucune valeur", a déclaré John Paulson. "C'est une bulle et leur valeur ne monte que parce qu'il y a une offre limitée. Une fois que l'exubérance disparaîtra ou la liquidité se tarira, elles convergeront vers zéro."

Une baisse du dollar observée

"L'Opep+ étant terminée et le dollar américain restant faible, les marchés pétroliers se redressent."
Jeffrey Halley
Analyste chez Oanda

Le dollar a baissé de 0,72% face à l'euro et perdu 0,50% face à un panier de devises cette semaine. La baisse du billet vert a profité aux cours des matières premières et de l'énergie. "L'Opep+ étant terminée et le dollar américain restant faible, les marchés pétroliers se redressent", a constaté Jeffrey Halley, analyste chez Oanda.
Quand le billet vert perd de la valeur, le pétrole coté en dollar devient meilleur marché pour les investisseurs munis d'autres devises. Le baril de Brent a pris 0,29% à 73 USD d'un vendredi à l'autre. La semaine a été marquée par le sommet des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, qui ont validé mercredi leur stratégie d'augmentation progressive de la production de 400.000 barils par jour pour le mois prochain.

Le résumé

  • Les marchés d'actions ont connu des records aux États-Unis, portés par le secteur technologique.
  • En Europe, le secteur technologique a aussi été recherché. Les valeurs du compartiment ont profité d'une recherche des gagnants de la pandémie.
  • Les taux obligataires européens se sont encore redressés sur fond de forte inflation.
  • Les cours de l'or restent coincés dans une bande entre 1.800 et 1.830 dollars.

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