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Le secteur du jeu vidéo de nouveau dans le viseur de la Chine

©Bloomberg

Les autorités chinoises souhaitent que les mineurs ne puissent jouer à des jeux en ligne que trois heures par semaine.

Les principaux indices actions en Europe ont oscillé autour de leur point d'équilibre ce lundi, les investisseurs digérant encore les propos du président de la Réserve fédérale (Fed) lors du symposium de Jackson Hole. Le CAC 40 a progressé de 0,08% et le Dax allemand de 0,22%. La Bourse de Londres était fermée pour le "Summer Bank Holiday".

"Les liquidités vont encore inonder les marchés dans les prochains mois, mais elles pourraient commencer à se tarir vers la fin de l'année, ce qui ne préjuge pas d'un prochain relèvement des taux, une perspective encore lointaine."
Tangi Le Liboux
analyste chez Aurel BGC

Au niveau sectoriel, de nombreuses valeurs cycliques ont gardé la tête hors de l'eau. Le compartiment technologique a grimpé de 0,50%, celui de l'automobile de 0,16% et celui des biens industriels de 0,30%. Les banques (-0,44%) et l'assurance (-0,46%) ont par contre terminé en bas du tableau.

Le secteur du jeu vidéo a connu une nouvelle séance difficile alors que les autorités chinoises veulent mettre un terme à cet "opium mental". Ainsi, la Chine a annoncé lundi la future interdiction aux moins de 18 ans de jouer plus de trois heures par semaine aux jeux vidéo en ligne. Ils ne pourront plus se connecter qu'une heure par jour, et uniquement les vendredi, samedi et dimanche. Le calendrier d'application de cette mesure n'a pas été précisé.

En réaction, de nombreuses sociétés du secteur ont vu leur action chuter en bourse: Ubisoft a lâché 1,19% à Paris, Prosus - qui détient une importante participation dans le géant chinois du divertissement Tencent - a perdu 1,92% à Amsterdam et Activision Blizzard reculait de 1,76% à New York au moment de la clôture des marchés européens.

Les gagnants du jour

Le titre Lanxess (+4,37%) a signé l'une des plus fortes hausses en Europe. Le groupe allemand de chimie de spécialités enchaîne les séances positives en bourse après avoir annoncé l'acquisition de la société américaine International Flavors & Fragrances (IFF) pour environ 1,3 milliard d'euros la semaine dernière.

-10
millions d'euros
En dégringolant de 36% ce lundi, Bone Therapeutics a vu sa capitalisation boursière fondre de 10 millions d'euros, à 20,4 millions.

On notera également la bonne performance de TeamViewer (+2,58%), de thyssenkrupp (+2,39%) ou encore de Covestro (+2,13%).

La société biopharmaceutique Lysogene (+4,93%) a pour sa part annoncé le traitement du premier patient aux États-Unis avec le candidat-médicament de thérapie génique LYS-GM101, pour le traitement de la gangliosidose.

Grosse déconvenue pour Bone

À la Bourse de Bruxelles, le Bel 20 a reculé de 0,06% à 4.315,90 points. On retrouve parmi les quelques valeurs en hausse Ackermans & van Haaren (+1,08% à 149,10 euros), Cofinimmo (+1,08% à 139,80 euros) et WDP (+0,84% à 38,52 euros).

L'action KBC a terminé lanterne rouge (-1,23% à 70,90 euros). Le bancassureur a annoncé avoir vendu la quasi-totalité de son portefeuille de crédits hypothécaires non performants en Irlande à des fonds gérés par CarVal Investors. Cette transaction - qui concerne un portefeuille global d'environ 1,1 milliard d'euros - aura un impact négatif d'environ 100 millions d'euros sur le compte de résultats de KBC. Celui-ci a été presque entièrement acté au troisième trimestre.

Hors Bel 20, Bone Therapeutics a dégringolé de 36,11% à 1,69 euro. Le gel amélioré JTA-004 visant la réduction de la douleur liée à l'arthrose du genou n'a pas atteint le critère d'évaluation principal à l'issue d'une étude clinique de phase III. Par conséquent, la biotech va désormais se concentrer sur le développement de son actif principal, sa plateforme de thérapie cellulaire allogénique. "L’ALLOB qui est actuellement en phase IIb est le seul produit qui reste dans le pipeline au niveau clinique", souligne Kepler Cheuvreux.

Le spécialiste des fruits et légumes Greenyard (+0,42% à 9,61 euros) a de son côté fait état d'une hausse de 1,9% de son chiffre d'affaires au premier trimestre de son exercice décalé 2021-2022, à 1,17 milliard d'euros.

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