Le Stoxx 600 peine à suivre le S&P 500 dans sa chasse aux records

©AFP

A Wall Street, le S&P 500 a atteint un record cette semaine. Le gain hebdomadaire de l'indice européen Stoxx 600 est quant à lui modeste.

Semaine sans trop de mouvements sur les Bourses. Des records tout de même à Wall Street, où le S&P 500 est monté jusqu’à 3.050,10 points pour la première fois depuis sa création. L’événement s’est produit dans les moments qui ont suivi l’annonce d’une baisse du taux directeur de la Fed américaine, la 3e depuis le 31 juillet. La banque centrale avait indiqué qu’elle allait marquer une pause dans son cycle d’assouplissement monétaire, alors qu’elle observe que l’économie américaine paraît être sur la voie de la stabilisation.

La Chine souffle le chaud et le froid

Par la suite, l’indice de la Bourse américaine est revenu en arrière en réaction aux informations de Bloomberg selon lesquelles la Chine doute de la possibilité de conclure un accord commercial à long terme avec les Etats-Unis. Et c’est encore des nouvelles venues de Pékin – en plus des bons chiffres de l’emploi aux USA – qui ont relancé vers le haut cet indice à la veille de ce week-end. Selon l’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur manufacturier (51,7), calculé par le cabinet IHS Markit-Caixin, l’activité manufacturière chinoise a connu en octobre un rebond inattendu.

Dans ce contexte, l’indice S&P 500 a fini la semaine avec un gain de 1,25% à 3.059,95points (à vendredi 18h.). Il porte à 22% sa progression depuis le début de cette année. Sur le Nasdaq, l’indice général a aussi atteint un nouveau pic. En hausse pour la 5e semaine de suite, il a gagné 1,3% à 8.351 points.

À Shanghai, la Bourse qui avait cédé du terrain lors des 3 précédentes séances, a regagné 0,99% vendredi.

Pour Tony Dwyer, stratégiste en chef chez Canaccord Genuity cité par Bloomberg, l’avance enregistrée depuis janvier par le S&P 500 est suffisamment forte pour s’attendre à de nouveaux gains d’ici la fin décembre. Selon des données compilées par Bloomberg et relevées par ce stratégiste, le S&P 500 n’est monté de 20% entre les mois de janvier et octobre qu’à 8 reprises depuis 1950. Et à chaque fois, il avait encore gagné 6,2% en moyenne lors des 2 derniers mois de l’année. Tony Dwyer prévoit que le S&P 500 montera jusqu’à 3.350 points en 2020, l’année au cours de laquelle se dérouleront les élections présidentielles américaines.

L’Ifo allemand se stabilise

De côté-ci de l’Atlantique, l’information qui a le plus marqué les esprits, c’est le rapprochement pas vraiment attendu des constructeurs automobiles Peugeot et Fiat. Pour autant, son annonce n’a pas été suivie par un fort regain d’appétit des investisseurs pour les actions européennes.

Reflet de cette observation, les secteurs défensifs (loisirs, soins de santé, immobilier) ont été les plus courus à suivre les performances des 19 sous-groupes du Stoxx 600. Quant au Stoxx 600 général lui-même, il n’a pris qu’un modeste 0,36% à 399,43 points sur l’ensemble de la semaine.

Autre nouvelle qui n’est pas passée inaperçue parmi les investisseurs en actions chevronnés, l’Institut pour la recherche économique (Ifo) a publié son indicateur capable de donner une idée du moral des patrons allemands. Encore perché à 98,1 en août, cet indicateur était remonté à 98,9 le mois suivant, pour ensuite se tasser à 98,7 en octobre. De toute évidence, le moral des patrons tend à se stabiliser. Quant à la composante qui a trait aux perspectives, cet indicateur fait même ressortir une amélioration de leurs attentes.

À la Bourse de Francfort, ces nouvelles rassurantes ont certes déjà été anticipées, pour l’essentiel du moins. Cela n’a cependant pas empêché son indice Dax 30 d’encore gagné 0,52% à 12.961,05 points. Même si les chiffres de l’emploi américain ont contenu ses velléités de hausse, l’euro (+0,8% à 1,1165 USD) en a aussi profité. Il a grignoté du terrain contre le dollar.

Sur les marchés obligataires, les rendements à 10 ans se sont repliés aux Etats-Unis d’un vendredi à l’autre, (-0,10% à 1,70%). Mais légèrement tendus dans la zone euro (+0,1% à -0,8% pour l’OLO).

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