Les 5 actions préférées de Patrick Nollet

©Dries Luyten

Le directeur de la VFB (Vlaamse Federatie Van Beleggers) nous donne ses cinq coups de cœur.

Sofina[[urn:issue:60115820]]

L’an dernier, Sofina a beaucoup investi dans des entreprises non cotées, en particulier dans le secteur du commerce en ligne. Près de 40% du portefeuille se compose de "private equity" ou de participations dans des entreprises non cotées. Un peu plus de 50% du portefeuille est constitué d’entreprises cotées en Bourse, dont les plus importantes – et ce malgré des ventes partielles – sont SES, Danone, Colruyt et GDF Suez (aujourd’hui Engie). La valeur intrinsèque se situe actuellement aux alentours de 145 et 150 euros par action. Cette décote de plus de 30% n’est pas exceptionnelle pour Sofina. Avec Ackermans & van Haaren, Sofina est un holding qui mérite sa place dans tous les portefeuilles visant le long terme.

Colgate Palmolive[[urn:issue:330011563]]

À l’autre bout du "spectre de risque", nous trouvons des actions comme L’Oréal, Colgate-Palmolive, etc. En d’autres mots, des actions du secteur de la grande consommation, avec une réputation mondiale. En cas de hausse de la volatilité des marchés, les investisseurs pourraient trouver refuge dans ce type d’action. Pour Colgate-Palmolive, 2015 devrait être une année de transition. L’entreprise réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires en dehors des Etats-Unis, et souffre donc de l’appréciation du dollar, même si les perspectives de croissance à long terme restent intactes. Avec un ratio cours/bénéfice de plus de 20 pour 2016, Colgate-Palmolive n’est pas bon marché, mais ce n’est jamais le cas de ce type d’action.

Materialise[[urn:issue:150045172]]

La société malinoise Materialise a été introduite sur le Nasdaq en juillet de l’an dernier. Le cours a baissé de plus de 15 dollars à près de 6,5 dollars. Même si le battage médiatique sur l’impression 3D s’est légèrement tassé, les perspectives du secteur dans son ensemble restent impressionnantes, avec une croissance annuelle attendue de l’ordre de 45%. Materialise se concentre sur les logiciels industriels et médicaux et cette division affiche un taux de croissance de l’ordre de 50%. La part de la vente de ces logiciels dans le chiffre d’affaires total augmente donc de manière tout aussi spectaculaire (jusqu’à 38% au premier trimestre). Une belle entreprise, dont la valeur n’est estimée qu’à 430 millions de dollars.

Sipef[[urn:issue:60115818]]

Suite à la baisse des prix de l’huile de palme et du pétrole, le cours du groupe agricole est sous pression depuis quelque temps déjà. Depuis le milieu de la dernière décennie, le prix de l’huile de palme présente une corrélation de plus en plus étroite avec le prix du brut (suite au succès du biodiesel). Mais à plus long terme, les fondamentaux de Sipef restent au beau fixe. Outre la croissance de la population mondiale et la raréfaction des terres agricoles, Sipef dispose de plusieurs atouts spécifiques: la production d’huile de palme de Sipef devrait presque doubler au cours des dix prochaines années, le groupe est bien géré, et le bilan est sain. Le prix de l’action se situe à un niveau proche de la valeur comptable.

RealDolmen[[urn:issue:610198745]]

Les résultats annuels de RealDolmen ont été influencés par la vente des activités françaises et par des coûts de restructuration, ce qui explique le résultat net d’à peine 0,09 euro par action. Sur le plan opérationnel, on constate un redressement des marges au cours du second semestre dans les divisions Professional Services (services informatiques) et Business Solutions (logiciels propres). Cette tendance devrait se poursuivre. Pour l’exercice en cours, l’entreprise devrait pouvoir engranger un bénéfice de l’ordre de 2 euros par action. Tenant compte d’une trésorerie nette de 2,4 euros par action, le ratio cours/bénéfice est inférieur à 9. La nouvelle politique de dividende devrait également soutenir le cours de l’action.

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