Les Belges ont épargné un montant record à cause de la crise

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Au deuxième trimestre, 19 milliards d'euros ont été mis de côté, en grande partie sur les comptes d'épargne. Les dettes des ménages ont aussi atteint un record.

Le redressement est quasiment aussi spectaculaire que la chute. Le patrimoine financier net des Belges a augmenté de 54 milliards d'euros au deuxième trimestre, pour atteindre un total de 1.094 milliards d'euros, selon les données publiées ce lundi par la Banque nationale de Belgique (BNB). Au premier trimestre, le krach boursier dû à la crise sanitaire avait fait fondre la cagnotte des ménages de 62 milliards d'euros.

7,2 mrds €
Hausse des actions détenues par les Belges
Au deuxième trimestre, la valeur totale des actions cotées et non cotées détenues par les particuliers en Belgique a augmenté de 7,2 milliards d'euros, selon la BNB.

L'impressionnante remontée de la valeur totale des avoirs financiers des Belges n'est pas uniquement due au rebond de la bourse: une partie des 54 milliards d'euros mis de côté d'avril à juin est constituée d'épargne. "Les particuliers ont investi un record de 19,1 milliards d'euros dans des actifs financiers; cela s’explique par l’épargne forcée pendant le confinement dû au Covid-19", explique la BNB. "Ils ont principalement investi dans les dépôts d’épargne réglementés (les comptes d'épargne, NDLR, qui ont gonflé de 7,9 milliards d'euros) et les dépôts à vue", dont l'encours a grimpé de 7 milliards.

Fonds et actions en hausse

Le rétablissement des cours boursiers a quant à lui provoqué une nette appréciation des valorisations des autres produits financiers détenus par les Belges. Parmi ceux-ci, les fonds d'investissement ont vu leur valeur augmenter de 17,8 milliards d'euros, les assurances-vie ont grimpé de 11,8 milliards d'euros et les actions ont progressé de 7,2 milliards d'euros.

"La reprise des cours boursiers au deuxième trimestre a conduit à des variations de prix positives des actifs financiers de 37 milliards d'euros."
La Banque nationale de Belgique

En tout, "la reprise des cours boursiers au cours de cette période a conduit à des variations de prix positives des actifs financiers de 37 milliards d'euros, qui ont compensé partiellement la baisse importante du premier trimestre", note la BNB.

Les 19 milliards d'euros investis ne sont pas le seul record du deuxième trimestre. Durant cette période, les Belges ont aussi continué à s'endetter, ce qui a porté le total de leurs dettes à un montant historiquement élevé de 311,7 milliards d'euros, soit 2,2 milliards d'euros de plus qu'au terme des trois premiers mois de l'année. "Cette hausse a surtout été attribuable aux crédits hypothécaires" qui ont augmenté de 1,3 milliard d'euros, souligne la BNB, qui rappelle que "depuis 2016, le taux d’endettement des particuliers en Belgique est supérieur à la moyenne de la zone euro".

Si le portefeuille des Belges s'est bien remplumé, il n'a pas (encore?) retrouvé son embonpoint d'avant la crise. Le patrimoine financier net des ménages avait atteint un record de 1.102 milliards d'euros à la fin de l'année dernière. Il faudrait encore 8 milliards d'euros pour retrouver ce sommet.

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