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Les bénéfices des sociétés attendus en baisse de 22% en Europe

Les résultats de Vivendi ont fait de la résistance au premier trimestre. Qu'en sera-t-il pour l'ensemble de l'année 2020? ©REUTERS

La saison des résultats démarre en Europe autour d'une principale question: que diront les patrons sur l'évolution de leurs affaires dans les prochains mois?

Les investisseurs chevronnés le savent très bien. Lorsque les sociétés réalisent des bénéfices en hausse, cela a immanquablement un effet positif sur l’évolution des marchés boursiers. La chute de ces derniers au cours des mois de février et de mars ne permet plus le doute: les résultats engrangés au 1er trimestre que les sociétés s’apprêtent à communiquer, ne seront pas du tout de bonne facture. Même si çà et là subsisteront l’une ou l’autre poche de résistance, à l’instar de Philips et de Vivendi qui ont publié ce lundi des chiffres en repli limité.

Selon des données compilées par Refinitiv sur la base d’estimations établies par les analystes, les entreprises européennes devraient enregistrer une baisse moyenne de 22% de leurs bénéfices au 1er trimestre. Ces analystes tablaient encore en janvier sur une hausse de 10,5%...

Avec un plongeon de près de 25% depuis le début de la crise, le 17 février, les bourses paraissent avoir suffisamment anticipé la mauvaise saison des annonces de résultats en Europe qui vient de démarrer. Elles ne sont pas pour autant à l’abri de nouveaux coups de blues, surtout si elles sont confrontées à des nouvelles que l’on attendait pas vraiment. Comme des résultats pire que ce qu’on prévoyait.

Absence de visibilité

Les propos que tiendront les patrons sur l’évolution de leurs performances opérationnelles constitueront des données plus que précieuses que suivront avec énormément d’attention les investisseurs. Encore faut-il que ces patrons soient en mesure d’établir des prévisions, alors que les uns après les autres, ils ont dû se résoudre ces derniers temps à retirer leur guidance pour l’année  2020 en raison de la pandémie de COVID-19.

"Il est impossible, à ce jour de déterminer avec certitude combien de temps cette pandémie durera et comment elle influencera le chiffre d’affaires et les résultats annuels."
Vivendi

Le risque qu’ils ne se livrent pas à cet exercice existe en réalité bel et bien. Vivendi nous en a donné un avant-goût : "il est impossible, à ce jour, écrit le groupe dans un communiqué publié ce lundi, de déterminer avec certitude combien de temps (cette pandémie) durera et comment elle impactera son chiffre d’affaires et ses résultats annuels ".

A eux seuls, de tels propos qui laisseront les marchés en manque de visibilité, permettent de penser que le récent rebond des marchés n’ira pas beaucoup plus haut. D’autant que, toujours selon les analystes sondés par Refinitiv, les bénéfices devraient davantage baisser au cours des 2e et 3e trimestre. Le recul devrait être de 34,2% et de 25,5% respectivement.

Les banques à la peine

Quels sont les secteurs les plus susceptibles de publier les résultats les plus décevants. Un coup d’oeil sur l’évolution des 19 sous-groupes sectoriels de l’indice Stoxx 600 en bourse depuis le début de la chute des marchés permet de se faire une petite idée.

Avec une chute de 44,7%, celui des banques devrait communiquer les résultats les plus décevants, suivi de celui des compagnies aériennes et des groupes hôteliers. Du côté des compagnies pétrolières, les bénéfices pourraient avoir fait preuve d’une certaine résistance, lors que le cours moyen du Brent au premier trimestre se situait encore 50,8 dollars (-20% sur le premier trimestre de 2019). Les assureurs, les constructeurs automobiles, les gestionnaires immobiliers et les entreprises actives dans les matières premières compteront aussi parmi les moins élèves.

Nestlé, Danone et Unilever devraient avoir contenu la baisse de leurs profits.

En revanche, les sociétés pharmaceutiques, suivies de celles des secteur de l’agroalimentaire comme Nestlé, Danone et Unilever, ou encore de la distribution devraient être parvenues à contenir la baisse de leurs profits.

Dans le Bel 20, UCB et Colruyt et Sofina devraient positivement se distinguer, à l’inverse d’ING, KBC, Ageas, Barco et AB InBev à suivre l’évolution des cours de leurs actions.

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