Les cinq actions belges les plus "shortées"

Les "shorteurs" ont repris du service en mai après deux mois d'interdiction décrétée en Europe. ©Bloomberg

Après une interdiction de deux mois pour cause de crise financière, la vente à découvert a repris ses droits sur les bourses européennes en mai dernier. Voici les actions belges qui sont les plus recherchées par les spéculateurs à la baisse.

Au début de la pandémie, les marchés d’actions ont dévissé, faisant le miel des vendeurs à découvert. Mais les autorités de contrôle ont vite mis le holà afin d’éviter que ces spéculateurs à la baisse n’accentuent la chute des bourses. Le "short-selling" a donc été interdit deux mois entre mars et mai, le temps que les investisseurs reprennent leurs esprits.

Lors de notre dernier tour d’horizon sur les valeurs belges les plus recherchées par les "shorteurs" qui remonte à la fin de l’année dernière, nous comptions une trentaine de positions vendeuses. Depuis lors, elles ont été réduites de moitié. Rappelons que la FSMA, le gendarme belge des marchés financiers, rend publiques les positions qui sont égales ou supérieures à 0,5% du capital de la société visée.

En décembre 2019, les cinq actions les plus "shortées" étaient, dans l’ordre, Ontex, Nyrstar, Biocartis, Umicore et IBA.

Ontex reste n°1

Huit mois plus tard, c’est toujours Ontex qui reste la cible privilégiée des fonds spéculatifs avec une position totale de 2,81%. L’action du spécialiste des produits d’hygiène personnelle jetables a perdu 38% depuis le début de l’année.

C’est toujours Ontex qui reste la cible privilégiée des fonds spéculatifs avec une position totale de 2,81%.

Et ni le changement de CEO annoncé récemment, ni la pression de l’actionnaire activiste ENA Capital qui détient une participation de 15% ne semblent pouvoir inverser la tendance avec une action qui stagne autour de 12 euros. Du côté des analystes financiers, l’objectif de cours moyen s’élève à 16,20 euros.

Le cash de Biocartis

Nyrstar ayant complètement disparu des écrans radars, la deuxième marche du podium est désormais occupée par Biocartis (2,39% du capital).

Les problèmes rencontrés, l’an dernier, aux États-Unis par cette medtech spécialisée dans le diagnostic avaient donné raison aux fonds spéculatifs positionnés à la baisse. Depuis janvier, l’action a encore perdu 14% à 4,95 euros. Mais avec une trésorerie de 170 millions d’euros à la fin du premier trimestre, Biocartis est toutefois à l’abri du besoin pour cette année et même davantage. L’objectif de cours moyen atteint 6,53 euros, soit un potentiel de hausse de 33%.

©FSMA

Euronav et les autres

Ces derniers temps, les "shorteurs" se sont beaucoup agités autour d’Euronav qui avec 1,99% du capital occupe la troisième position. Mais depuis la publication des résultats du groupe de tankers, la pression autour de la valeur s’est quelque peu relâchée.

La biotech Celyad (1,68%) et le spécialiste de la technologie des matériaux Umicore (1,3%) clôturent le top 5.

Notons encore la 6e position (1,11%) qui revient ex-aequo à Agfa-Gevaert et IBA . Cette dernière publiera ses chiffres semestriels le 26 août.

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