Les cinq actions préférées de Johan Braem

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Bpost, Michelin ou encore Apple font partie de la 'short list' de Johan Braem. L'analyste de Solidus Capital nous explique son choix.

Choisir bpost, c’est comme miser sur les marchands de pioches et de brouettes pendant la ruée vers l’or. C’est une lapalissade de dire que l’e-commerce va s’adjuger une partie importante du marché, et que les marchandises devront toujours être livrées aux clients (et éventuellement être renvoyées). De plus, on peut y ajouter un peu de spéculation. Le principal actionnaire est l’État belge, qui de par son niveau élevé d’endettement, devrait tôt ou tard se décider à vendre l’entreprise. Par ailleurs, les actionnaires reçoivent un dividende de 5% brut, la valorisation est raisonnable (ratio cours/bénéfice de 15) et après la dernière grande acquisition (américaine), la société affiche encore un niveau d’endettement très faible.

Les voitures électriques ne devraient pas faire baisser la demande de pétrole avant 2030-2035, et au vu de la réduction des investissements ces dernières années, l’offre se retrouve sous pression. Tous les portefeuilles devraient détenir une action "up-stream", une action diversifiée, et un groupe de forage du secteur pétrolier. Ensco, qui fait partie des plus importants groupes de forage off-shore possède l’une des flottes les plus récentes et les plus modernes. Maintenant que les États-Unis vont encourager la recherche de pétrole dans leurs eaux peu profondes, les entreprises de forage (américaines) en profiteront. Après quelques années dans le rouge, 2018 et les suivantes devraient permettre à Ensco de renouer avec les bénéfices.

Quel que soit le choix de carburant, chaque voiture aura encore quatre roues équipées de pneus. De plus, ce marché n’est pas très cyclique, car 75% des ventes concernent le remplacement d’anciens pneus. Michelin est le numéro 2 mondial (après Bridgestone), et possède des usines (et des unités de vente) dans le monde entier. La croissance, sans être spectaculaire, reste stable tout en affichant une valorisation acceptable (ratio cours/bénéfice de 14), un rendement du dividende correct (3%) et un endettement limité (0,4 x l’ebitda). Une action "buy & hold" pour tout portefeuille qui investit dans des actions de valeur.

En quelques années à peine, l’entreprise a réussi à sortir d’une situation difficile et se trouve en pleine phase de reconversion. Le bilan (sain) lui a même permis de réaliser une première acquisition et l’autorise à envisager l’avenir sous de bons auspices. L’action est loin d’être bon marché, et la publication prochaine des résultats 2017 devrait afficher un ratio cours/bénéfice légèrement supérieur à 20. Parmi les actionnaires de référence, le plus célèbre est Marc Coucke, qui ne conserve généralement ses actions que quelques années, pour les revendre ensuite avec un important bénéfice. S’il fait honneur à sa réputation, les actionnaires de Smartphoto peuvent eux aussi espérer engranger à terme une belle plus-value.

Tous les trimestres, les analystes annoncent le début de la fin de l’iPhone. De plus, les mêmes analystes minimisent tout le reste: un ratio cours/bénéfice de 17, près de 150 milliards de dollars de cash (après la charge fiscale de son rapatriement) et une part grandissante de la division "services et autres produits" (qui bénéficient de marges très confortables). Bien entendu (toujours d’après les analystes), le groupe affichera des trimestres moins positifs, mais lors de l’exercice en cours, on peut s’attendre à une hausse du bénéfice de 10%. Combien d’actions "value" trouve-t-on encore avec un ratio cours/bénéfices inférieur à 20, une croissance aussi vigoureuse et un bilan en aussi bonne santé?

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