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Les emprunts hypothécaires atteignent un record de 50 milliards d’euros

La part des emprunteurs qui ont moins de 35 ans est stable depuis plusieurs années (à 35% environ).

La Banque nationale de Belgique constate que le marché hypothécaire reste dynamique. Et que les jeunes continuent à y avoir accès.

L’année 2021 sera un nouveau grand cru sur le marché hypothécaire. C’est même la troisième année consécutive de hausse de la production de nouveaux crédits hypothécaires, a indiqué Jo Swyngedouw, le responsable du département de la stabilité financière à la Banque nationale de Belgique (BNB). La production de nouveaux crédits a grimpé en 2021 à 50 milliards d’euros sur base annuelle.

Jo Swyngedouw s’est exprimé lors d’une rencontre avec des journalistes à la Banque nationale de Belgique, en présence du gouverneur Pierre Wunsch. Les chiffres présentés par la BNB montrent en particulier que les jeunes ont pu continuer à emprunter. La part des emprunteurs qui ont moins de 35 ans est stable depuis plusieurs années (à 35% environ). Certains avaient avancé que les mesures prises par la Banque nationale en matière hypothécaire allaient réduire l'accès à la propriété pour les jeunes. Cela ne semble pas le cas.

La part des prêts risqués (plus de 90% de la valeur de la maison) a baissé de manière significative depuis l’introduction des mesures de la BNB.

Depuis 2020, la Banque nationale demande aux établissements financiers d'être plus prudents dans l'octroi de crédits hypothécaires présentant des ratios "loan to value" (montant du prêt hypothécaire par rapport à la valeur du bien immobilier) très élevés, et de prendre davantage en compte l'endettement et la charge de remboursement mensuelle des ménages. La BNB a ainsi fixé des seuils à titre de points de repère pour l'octroi d'un prêt hypothécaire.

Si la dette des ménages augmente, la Banque nationale est d’avis que le problème reste gérable. Les chiffres de 2020 et de la première moitié de 2021 montrent que la politique de la BNB atteint ses buts, souligne Jo Swyngedouw. C’est ainsi que la part des prêts risqués (plus de 90% de la valeur de la maison) a baissé de manière significative depuis l’introduction des mesures. Dans le même temps, on l'a vu, l'accès au crédit pour les jeunes s'est maintenu. Il est vrai que la politique de la BNB permet aux banques de dépasser la quotité de 90% pour 35% des prêts accordés aux personnes qui acquièrent un bien pour la première fois, une mesure qui concerne notamment les jeunes.

Si certains jeunes éprouvent des difficultés à acheter, c’est surtout parce que les prix immobiliers continuent à augmenter. Les prix de l’immobilier résidentiel ont grimpé durant la première partie de l’année de 7% par rapport à la même période de l’année précédente, selon des chiffres de Statbel.

La hausse des prix accroît dans le même temps la surévaluation du marché immobilier. La BNB avait indiqué en juin que cette surévaluation était de 14% en moyenne en 2020. Selon Swyngedouw, ce pourcentage devrait encore avoir augmenté, mais il n'a pas donné de nouveau chiffre.

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