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Les épargnants reviennent aux bons d'État

L’Agence de la Dette belge vient de lever 50,8 millions d’euros, lors de la dernière période de souscription pour des bons d'Etat. Le bon à 8 ans a constitué plus de la moitié du montant total.

La période de souscription aux bons d’État qui s’est achevée vendredi dernier, a permis à l’Agence de la Dette belge de lever des fonds pour un montant total de 50,8 millions d’euros. Avec ce montant, ce sont près de 220 millions d’euros que l’Agence de la Dette, qui œuvre pour le compte du ministère des Finances, a collectés cette année, soit trois fois moins que lors des quatre périodes de souscriptions de 2009, qui avaient "profité", rappelons-le, de la chute du bancassureur Fortis à la fin de 2008. 

A l’Agence de la Dette, on ne cache pas sa satisfaction d’être revenu à la barre des 50 millions d’euros au terme de la dernière souscription. 
"Il s’agit du deuxième meilleur résultat de l’année, après les 87,2 millions d’euros levés en mars dernier", constate Jean Deboutte, responsable de la stratégie auprès de l’Agence de la Dette. "Les taux sont plus élevés que lors de l’opération de septembre dernier, et cela attire".


En témoigne, la demande plus importante pour le bon à 8 ans, qui constitue 54,1 % du montant total de la souscription, soit 27,5 millions d’euros. Ce bon, émis à 99,75 % avec un coupon de 3 %, offre un rendement brut annuel à l’échéance d’un peu plus de 3 %, contre 2,35 % pour celui à 5 ans. "La moindre concurrence faite par les produits financiers que proposent les banques, comme les bons de caisse et les comptes à terme avec lesquels les écarts de taux ont tendance à se rétrécir, a aussi joué en faveur des Bons d’État", avance le stratégiste. 

Les deux facteurs qui ont contribué au regain d’appétit des épargnants pour le bon d’État permettent à l’Agence de la Dette de rester optimiste pour les prochaines émissions qui continueront à se faire à un rythme trimestriel. "Les taux ultra-bas que nous avons connus ces derniers mois, sont derrière nous. Ce qui constitue un facteur important pour la collecte de fonds", dit Jean Deboutte, précisant encore que "la crise des dettes souveraines n’a pas entamé la confiance des épargnants pour ce produit. Ceux-ci savent que la Belgique dispose d’assez bonnes cartes dans le paysage de l’euro".

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