Les fonds de pension ont performé au 1er semestre

Les fonds de pension vont être de plus en plus appelés à investir dans des projets d'infrastructures. ©Belpress.com

Les fonds de pension belges qui avaient accusé le coup en 2018 (-3,21%) ont repris du poil de la bête et affiché un rendement très attrayant au premier semestre 2019, avec une moyenne de 8,47%.

Le mauvais cru boursier de l'an dernier n'avait pas épargné les fonds de pension. Mais ils ont ensuite logiquement profité de l'embellie sur les marchés en début d'année pour afficher un rendement moyen de 8,4% sur les six premiers mois de 2019, selon PensioPlus, l’organisation faîtière des institutions de retraite professionnelle (2e pilier) qui gèrent les réserves de pension de 1,73 million d’affiliés. 

"Il est impossible de garantir le pouvoir d'achat des pension avec des obligations (allemandes). Et comme tout le monde est en quête de rendement, les infrastructures sont déjà devenues très chères..."
Philip Neyt
Président de PensioPlus

Les rendements historiques en termes réels restent également très élevés grâce à la stabilité de l’allocation d’actifs actions/obligations.
Au 30 juin 2019, les actifs étaient répartis comme suit: obligations (45%), actions (39%), immobilier (4%), cash (4%) et divers (7%).
Au cours des 30 dernières années, les fonds de pension ont réalisé un rendement réel après inflation de 3,92%.

Infrastructures et private equity en renforts

Les fonds de pension doivent évidemment tenir compte du fait que les taux d’intérêt resteront à de bas niveaux pendant encore longtemps, explique PensioPlus. Dans la "search for yield", l’investissement dans de nouvelles classes d’actifs comme l’immobilier, les infrastructures et le private equity s'avère une nécessité et gagnera en importance, prédit l’organisation.

8,4%
Le rendement moyen des fonds de pension au 1er trimestre
Au premier trimestre 2019, les fonds de pension ont affiché un rendement moyen de 8,4% après avoir subi un coup de mou en 2018 (-3,21%).

Soulignant "les effets pervers de la politique monétaire de la BCE", Philip Neyt déclare qu'il est impossible de garantir le pouvoir d'achat des pensions avec des obligations (allemandes). Et comme tout le monde est en quête de rendement, les infrastructures sont déjà devenues très chères, observe-t-il, pointant un risque d'inflation des actifs.

Plateforme

PensioPlus souligne que les investissements d'un nouveau type requièrent une approche particulière, cadrée dans une gestion de risques permanente. L’organisation plaide dans ce cadre pour une meilleure organisation de l’offre, notamment par la création de seuils d’investissements réalisables pour permettre aux fonds d’investir dans des projets d’infrastructures clés et d’assumer ainsi pleinement leur rôle social. "Les fonds de pension sont, en tant qu'investisseurs à long terme, souvent appelés à participer à diverses initiatives: CMU, Belgian Growth Fund, financement de la transition énergétique, des infrastructures, etc.", précise le communiqué.

Philip Neyt souhaiterait ainsi la création d'une plateforme dédiée aux infrastructures afin d'atteindre des seuils plus importants et d'améliorer la diversification grâce à la participation de plusieurs acteurs. Fonds de pension mais également assureurs, belges et étrangers. Individuellement, les fonds ne disposent en effet pas souvent de l'expertise et des moyens nécessaires, explique-t-il en substance.

Approfondir le 2e pilier

PensioPlus martèle une fois encore que les pensions complémentaires sont devenues indispensables pour tous et appelle donc à une généralisation ainsi qu’à un approfondissement du 2e pilier. Ce qui implique le maintien du cadre fiscal et des droits acquis des affiliés, une forte simplification administrative (digitalisation) et une transparence optimale.

Enfin, alors que les Belges optent pour le paiement de leur pension sous forme de capital, PensioPlus réclame des alternatives innovantes pour ceux qui optent pour un revenu de pension régulier (rente).

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