Les gérants reprennent goût au risque

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Selon le dernier sondage de BofAML, les gérants de fonds délaissent à nouveau le cash pour investir dans des actions. Un retour au risque porté par une Réserve fédérale accommodante et un apaisement des tensions commerciales.

"Take my money". Les gestionnaires de fonds ont retrouvé le sourire ce mois-ci et prennent davantage de risque en matière d'investissement. Selon le sondage mensuel de la banque américain Bank of America-Merrill Lynch (BofAML), la part des liquidités dans leurs portefeuilles est tombée à à 5,2% en juillet contre 5,6% en juin. À noter que cela reste tout de même un niveau élevé en comparaison à la moyenne de ces 10 dernières années, qui est de 4,6%.

D'un autre côté, la part en actions a augmenté de 31 points de pourcentage, à une position surpondérée nette de 10%. Les investisseurs institutionnels s'intéressent même davantage aux valeurs cycliques comme les industriels ou les banques. "Une Réserve fédérale accommodante et un apaisement des tensions commerciales ont amené les investisseurs à réduire leurs liquidités et à accroître leurs risques", résume Michael Hartnett, chef stratégiste chez BofAML, "mais leurs attentes d'une récession des bénéfices et d'une déflation de la dette dominent toujours".

Les tensions commerciales, premier facteur de risque

Seulement 1% des gestionnaires interrogés s'attendent à une hausse de l'inflation mondial l'année prochaine. Ce qui représentent les plus faibles attentes en sept ans. Autre considération: 73% des gérants pensent que le cycle économique constitue un risque pour la stabilité des marchés financiers. Un niveau au plus haut en huit ans.

"Par rapport au mois de juin, le sentiment s’est amélioré, mais pas de beaucoup", souligne de son côté Frank Vranken, chef stratégiste chez Puilaetco Dewaay. Un nombre record d'investisseurs institutionnels (48%) se disent en effet inquiets à propos de l'endettement des sociétés. "De toute évidence, l’importance d’un bilan sain revient avec vengeance."

Mais la guerre commerciale reste en tête des craintes des gestionnaires, même s'ils sont de moins à moins à s'en inquiéter (36% contre 56%). La crainte d'une politique monétaire impuissante grimpe à la seconde place (22%), devant le ralentissement économique en Chine (12%) et la formation d'une bulle sur le marché obligataire (9%).

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