Les gouverneurs de la Fed ruent dans les brancards

Ben Bernanke

Les divergences de vue entre gouverneurs de la Fed apparaissent au grand jour. Cela fait un peu désordre....

Faut-il on non amorcer, à partir du mois de novembre, une nouvelle vague d’assouplissements monétaires quantitatifs, par le biais d’achats d’emprunts d’État US (Treasuries)?

Si Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale (Fed) en semble convaincu, il est toutefois loin d’avoir rallié à sa cause tous les membres du Comité de politique monétaire de l’institut d’émission. Les uns et les autres affichent ouvertement leurs divergences de vue.

Eric Rosengren, président de la Fed de Boston, soutient son chef de file en affirmant que, confronté à une reprise faiblarde, il convient que la Fed agisse de manière "vigoureuse, créative, et persistante". Comprenez: ce n’est pas maintenant qu’il faut relâcher les efforts. A contrario, Charles Plosser, président de la Fed de Philadelphie, insiste sur le risque de perte de crédibilité qui guette la Fed dans l’hypothèse où une nouvelle salve de rachats de Treasuries ne parvenait pas à réduire le chômage et relancer le crédit aux consommateurs et aux PME.

Pour l’heure, force est de constater qu’en dépit de taux directeurs quasi nuls et des rachats de Treasuries de plus de 1.000 milliards de USD, les prêts commerciaux et industriels aux petites entreprises sont en repli de 11,3 % sur les douze derniers mois. "Même si de nouveaux achats de dettes publiques sont susceptibles de faire encore baisser les taux longs, cela, prévient Charles Plosser, n’aura pas beaucoup d’impact à court terme sur le chômage".

Entre ces deux lignes de front, il y a aussi ceux qui, comme Dennis Lockhart (président de la Fed d’Atlanta) avouent être dans l’expectative. Bref, Bernanke aura fort à faire pour ramner l’unité au sein de la Fed…

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