Les investisseurs belges restent pessimistes à court terme

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Le contexte actuel avec les tensions commerciales et le Brexit pèse sur le moral des investisseurs belges. Celui-ci baisse depuis deux mois consécutifs. Et rend les particuliers indécis dans leurs investissements.

Nouveau coup de froid pour le baromètre de l’investisseur d’ING, qui est tombé à 95 points en juin contre 97 points le mois précédent. "Cette évolution n’est en fait pas une surprise, dans un contexte économique restant fragile et marqué par de nombreux risques économiques et politiques", commente l’économiste Philippe Ledent. Selon lui, la perspective d’une baisse de taux aux États-Unis et en zone euro est la reconnaissance d’une faible croissance économique à venir. Ce qui pourrait affecter les bénéfices des entreprises et donc les actions.

Il note cependant que les perspectives économiques et boursières des investisseurs ne se sont pas fortement dégradées entre mai et juin. Parmi les personnes interrogées, 33% pensent que la situation économique va se dégrader en Belgique dans les 3 prochains mois. Contre 25% qui s'attendent à une amélioration. "Depuis septembre 2018, le pourcentage de pessimistes est supérieur au pourcentage d'optimistes", souligne Philippe Ledent.

Même situation du côté des perspectives boursières: 33% des investisseurs se montrent sceptiques.

Des investisseurs indécis

C'est dans ce contexte incertain que les investisseurs se posent des questions sur les secteurs susceptibles de tirer leur épingle du jeu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne savent plus sur quel pied danser. 39% des personnes interrogées considèrent que ce n'est ni le bon moment, ni le mauvais moment pour investir dans des secteurs à risque. Seul un quart d'entre eux trouvent que la période est toujours propice.

Côté secteurs non risqués, les avis sont encore plus partagés. Plus de la moitié des investisseurs (51%) se disent indécis. "Cette indécision se reflète également dans l'évolution attendue des rendements de leurs investissements", ajoute l'économiste.

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