Les investisseurs misent encore sur les actions

Un taux net de 33% des gestionnaires d'actifs sondés par Bank of America Merrill Lynch surpondèrent les actions mondiales.

Malgré un contexte économique moins bon, les gestionnaires d'actifs interrogés par BofA Merrill Lynch restent exposés aux actions. Les valeurs de croissance sont privilégiées. Le dollar est jugé surévalué.

Les investisseurs sont moins nombreux à entrevoir une accélération de la croissance, mais ils restent friands d'actions. C'est ce qui ressort du dernier sondage de Bank of America Merrill Lynch auprès des gestionnaires d'actifs.

D'après cette enquête dévoilée ce mardi, un taux net (différence entre les sondés qui répondent favorablement et ceux qui répondent par la négative) de 18% des investisseurs pensent que la croissance économique s'améliorera d'ici un an, soit la moitié du taux enregistré en janvier (36%). Cela reste néanmoins "bien supérieur aux planchers de 2019", note BofAML.

4%
de liquidités
Le niveau de liquidités dans les portefeuilles est tombé à 4% en moyenne, un plus bas depuis mars 2013, selon BofAML.

L'appétit pour les actions au plus haut en 20 mois

Malgré ce fléchissement de l'optimisme, qui reflète la faiblesse des indicateurs conjoncturels et les inquiétudes liées au Covid-19, les gestionnaires continuent à miser sur les actions. Un taux net de 33% des sondés surpondèrent les actions mondiales, soit un point de pourcentage de plus qu'en janvier. C'est le plus haut niveau de surpondération sur vingt mois.

La proportion d'investisseurs jugeant le dollar surévalué a atteint son plus haut niveau depuis 2002.

Corollaire de cet engouement pour les actions, le niveau de liquidités dans les portefeuilles est tombé à 4% en moyenne, un plus bas depuis mars 2013, précise BofAML. "Ce n'est pas assez extrême pour faire craindre une exubérance surréaliste", estime Frank Vranken, chef stratégiste chez Puilaetco.

Selon le sondage, les investisseurs privilégient les actions de croissance, en particulier dans le secteur technologique.

Un taux net de 54% des sondés jugent le dollar surévalué. C'est le second plus haut niveau depuis 2002.

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