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"Les investisseurs sont extrêmement pessimistes"

©REUTERS

Face à la crise, les gestionnaires d'actifs se sont rués sur les liquidités, montre le baromètre de BofA Merrill Lynch. Les investisseurs s'attendent à une certaine stagnation avant la reprise de l'économie.

Le sondage mensuel de Bank of America Merrill Lynch, publié mardi, traduit les effets de la crise du Covid-19 sur le moral des gestionnaires d'actifs. Le niveau de liquidités détenues par ces gérants de fonds est passé de 5,1% à 5,9%, soit "le niveau le plus élevé depuis les attaques terroristes du 11 septembre", note la banque d'affaires, qui en déduit un "extrême pessimisme des investisseurs".

"Les investisseurs pensent que la baisse des bénéfices par actions dans le monde ne fait que commencer."
Bank of America Merrill Lynch

Alors que, sans surprise, 93% d'entre eux s'attendent à une récession cette année, "les investisseurs pensent que la baisse du PIB (produit intérieur brut, ndlr) mondial est largement dépassée, mais que la baisse des bénéfices par actions dans le monde ne fait que commencer", indique BofA Merrill Lynch.

Une reprise en U

Quelle forme prendra la reprise? 52% des sondés s'attendent à une remontée de l'économie sous forme de U (après une lourde chute, une certains stagnation suivie d'une nette reprise), 22% tablent sur une reprise en W (soit un double creux dû, par exemple, à une résurgence de la pandémie) et à peine 15% croient à un rebond en forme de V, c'est-à-dire une reprise vigoureuse.

57%
Deuxième vague de Covid-19 redoutée
57% des gestionnaires d'actifs voient une deuxième vague de contaminations par le nouveau coronavirus comme le plus gros risque actuellement.

Le sondage montre encore que l'exposition aux actions est la plus basse depuis mars 2009, lors de la crise financière. Pour 57% des gestionnaires, le plus grand risque pour les marchés serait une deuxième vague de contaminations par le Covid-19. 30% d'entre eux redoutent ensuite un défaut de remboursement de crédit qui aurait un effet systémique.

Selon BofA Merrill Lynch, "avril marque le pic du pessimisme".

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