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Les marchés anticipent un nouveau tour de vis sanitaire

Compte tenu de la propagation du variant Delta, les actions du secteur du voyage et des loisirs, telles que le titre de la compagnie allemande Lufthansa, ont reculé cette semaine. ©Boris Roessler/dpa

Cette semaine, les investisseurs ont ajusté leurs portefeuilles à la propagation du variant Delta. Les résultats trimestriels ont aussi influencé les échanges.

Au terme d'une semaine hésitante, les indices boursiers européens ont affiché un bilan hebdomadaire mitigé. L'indice Stoxx 600 a perdu 0,64% en cinq jours. Le sentiment du marché balance entre, d'une part, la confiance due au soutien monétaire et budgétaire et, d'autre part, l'inquiétude liée à la propagation du variant Delta du coronavirus.

Mais si on regarde de plus près les performances sectorielles de la semaine écoulée, on constate que les investisseurs anticipent assez clairement de nouvelles restrictions potentielles face à cette détérioration de la situation sanitaire. Ces derniers jours, en effet, les secteurs cycliques susceptibles de souffrir de possibles nouvelles mesures sanitaires ont battu en retraite, tandis que les valeurs qui ont tendance à profiter des restrictions en temps de pandémie ont progressé.

Le secteur des voyages et des loisirs a été pénalisé par l'inquiétude au sujet de nouvelles contraintes sanitaires potentielles.

Les actions des entreprises actives dans les voyages et les loisirs ont été complètement délaissées depuis lundi. L'indice Stoxx de référence du secteur a enregistré un recul hebdomadaire de 4,26%. Ces actions étaient censées bénéficier de la reprise des activités touristiques cet été mais la crainte de nouvelles contraintes sanitaires pèse sur leurs cours de bourse. Les compagnies aériennes Easyjet (-11,70% en une semaine), International Consolidated Airlines (-9,23%), Wizz Air (-7,25%) ou encore Lufthansa (-3,26%) ont souffert, tout comme le voyagiste TUI (-10,11%), l'hôtelier Accor (-4,46%) ou encore le croisiériste Carnival (-9,10%). La méforme de ces cours de bourse est aussi due à de premières statistiques qui montrent que l'appétit des touristes pour les voyages en Europe n'a pas été aussi grand qu'espéré en début d'été.

Secteur énergétique sous pression

Le secteur de la vente de détail a également fait marche arrière: il a cédé 2,54% en cinq jours. Les espoirs de voir les consommateurs revenir beaucoup plus nombreux dans les magasins ont été douchés, non seulement par le regain des contaminations mais aussi par la météo maussade. Parmi les actions les plus touchées, on trouve JD Sports (-7,36% cette semaine), Marks & Spencer (-6,74%) ou encore Inditex (-5,52%).

2 $
Baisse du pétrole
Le cours du baril de pétrole Brent a reculé de 2 dollars cette semaine, ce qui a pénalisé les actions des grands groupes pétroliers.

D'autres secteurs cycliques ont été pénalisés: le compartiment automobile a abandonné 2,49% depuis lundi, le secteur bancaire a cédé 2,34% et les valeurs énergétiques se sont repliées de 4,28%. Ces dernières ont également été pénalisées par le recul du prix du pétrole , qui a cédé environ 2 dollars en cinq jours. Les actions BP (-6%), Shell (-4,22%) ou encore TotalEnergies (-3,11%) se sont dépréciées.

Les titres des groupes davantage axés sur les énergies renouvelables ont reculé davantage à cause d'un avertissement sur résultats lancé mercredi par Siemens Gamesa à cause de la hausse des prix des matières premières, les fabricants d'éoliennes étant dépendants des cours de l'acier et du cuivre, entre autres. L'action du groupe espagnol a plongé de 18,23% cette semaine. Dans la foulée, Vestas a fléchi de 6,08% et Nordex a abandonné 6,39%.

Influence des résultats

À l'opposé, les grands bénéficiaires de la semaine sont les titres des sociétés qui sortiraient gagnantes de nouvelles restrictions dues à la pandémie. Le secteur technologique a grimpé de 0,43% en cinq jours. Il prend ainsi la première place dans les variations sectorielles à partir du 1er janvier (+21,37%). Parmi les valeurs en vue dans ce compartiment, TeamViewer a pris 4,62% depuis lundi. Les titres de l'alimentation et des boissons , secteur "essentiel" en temps de crise, ont aussi grimpé, de 94% en cinq jours.

Galapagos, pénalisé par des résultats d'essais cliniques décevants, a pesé sur le Bel 20.

Les résultats des entreprises au deuxième trimestre ont aussi influencé la tendance de la semaine écoulée. Par exemple, le norvégien Nordic Semiconductor , qui a dégagé des profits supérieurs aux attentes, a avancé de 13,81% en bourse d'Oslo cette semaine. La demande pour les semi-conducteurs a augmenté. Glanbia , spécialiste irlandais des produits laitiers, a vu son cours monter de 6% en cinq jours grâce à l'annonce de bénéfices largement supérieurs aux prévisions de plusieurs analystes. Même cause et même effet pour le titre du groupe suédois Sinch , spécialiste des services informatiques à distance, qui affiche un bond hebdomadaire de 19,96%. A contrario, Atos a chuté de 20,69% depuis lundi après un avertissement sur résultats.

À Bruxelles, le Bel 20 , qui s'est contracté de 0,68% en cinq jours, a été pénalisé par la chute de Galapagos (-13,51%) dont les résultats d'essais cliniques ont déçu. Umicore a évolué à contre-courant en grimpant de 2,69% cette semaine, grâce à une hausse de l'objectif de cours attribué par Morgan Stanley (de 37 à 43 euros).

Le résumé

  • La propagation du variant Delta qui risque d'entraîner de nouvelles restrictions a conduit les investisseurs à ajuster leurs portefeuilles cette semaine.
  • Les secteurs cycliques, comme celui des voyages et des loisirs ou encore le compartiment énergétique, ont souffert de cette stratégie.
  • Plusieurs bons résultats d'entreprises ont provoqué des hausses boursières mais Atos a chuté après avoir lancé un avertissement sur résultats.
  • À Bruxelles, Galapagos a trébuché et Umicore a bénéficié d'une hausse de l'objectif de cours de Morgan Stanley.

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