Les millennials hyperactifs en bourse pendant le confinement

Les achats boursiers des 18-35 ans sont passés de 2 millions par semaine, à la fin février, à 21 millions à la fin du mois de mars.

Attirés par les bonnes affaires, les 18-35 ans ont multiplié par dix leurs achats boursiers pendant la crise sanitaire.

La période de confinement a bel et bien réveillé l’intérêt des investisseurs occasionnels pour la bourse, en particulier celui des personnes âgées de 18 à 35 ans, qui se sont montrées particulièrement actives ces derniers mois.

D’après les chiffres du gendarme des marchés, la FSMA, les achats boursiers de cette catégorie de petits porteurs sont passés de 2 millions par semaine, à la fin février, à 21 millions à la fin du mois de mars, soit une multiplication par dix autour de la date du 17 mars, qui correspond au point le plus bas atteint durant la crise par l’indice Bel 20 et la plupart des autres places boursières européennes.

Chasse aux bonnes affaires

Nul doute que ces nouveaux boursicoteurs ont été attirés par la chasse aux bonnes affaires. Les chiffres de la FSMA montrent d’ailleurs que l’ensemble des transactions opérées jusqu’à la fin avril concernaient moins des ordres de vente que des ordres d’achat. Ces derniers ont atteint sur une période de deux mois pas moins de 634 millions d’euros.

Si ces chiffres ne disent rien des performances boursières de ces nouveaux investisseurs, ils révèlent en revanche celles du secteur belge des fonds d’investissement et de pension. Le patrimoine géré par ces fonds a diminué de respectivement 4 et 6% entre les sommets atteints par les marchés à la fin de l’année dernière et le début de ce mois de juin, ce qui suggère un impact de la crise plutôt limité jusqu’à présent, estime la FSMA.

Cette résilience s’explique en partie par une gestion prudente dans le chef des acteurs du secteur, assure le gendarme des marchés, qui y voit aussi l’effet de la mise en place de certains outils et d’un suivi quotidien en termes de liquidités qui ont renforcé la confiance de l’investisseur. Un investisseur que la FSMA juge plus averti et mieux éduqué financièrement. Et plus vigilant, surtout, face aux arnaques financières qui jouent sur l’appât du gain. Des arnaques qui se multiplient sur les réseaux sociaux.

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