Les obligations américaines, investissement le plus populaire

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Pour la toute première fois, miser sur les Treasuries est la stratégie actuellement la plus prisée des gestionnaires de fonds, d'après le sondage de Bank of America Merrill Lynch.

Quand ça va mal, on abandonne les actifs risqués au profit des valeurs refuges. Cette règle simple est appliquée actuellement par les gestionnaires de fonds, si l'on en croit le sondage de Bank of America Merrill Lynch, dont les résultats viennent d'être publiés.

Les banques centrales accommodantes, la baisse des perspectives d'inflation et un sentiment d'aversion au risque poussent les taux d'intérêt à la baisse.
Bank of America Merrill Lynch

Ce dernier révèle que l'allocation aux actions mondiales, placement risqué par excellence, a chuté de 32 points de pourcentage par rapport au dernier sondage, à 21% net, ce qui constitue le niveau le plus faible d'exposition aux actions depuis mars 2009, soit lors de la récession due à la crise bancaire. Il s'agit de la deuxième plus lourde chute de l'allocation en actions depuis l'origine de ce baromètre mensuel.

Obligations US en tête, une première

Au contraire, l'exposition aux obligations a augmenté de 12 points de pourcentage, à 22% net, son niveau le plus élevé depuis septembre 2011. "Les banques centrales accommodantes, la baisse des perspectives d'inflation et un sentiment d'aversion au risque poussent les taux d'intérêt à la baisse", commente Bank of America Merrill Lynch.

Parmi les stratégies les plus prisées par les gestionnaires de fonds, miser sur les Treasuries, les obligations gouvernementales des Etats-Unis, séduit 27% des sondés, ce qui surclasse désormais l'investissement dans le secteur technologique (26% des répondants). C'est la première fois dans l'histoire du baromètre BofA Merrill Lynch que les obligations US sont l'actif le plus sollicité.

Dollar sous-évalué

L'aversion au risque provoque aussi des arbitrages entre les valeurs considérées comme cycliques (valeurs bancaires, actions européennes, technologie) et des titres jugés plus défensifs (secteur des aliments, services aux collectivités, obligations et liquidités), note BofA Merrill Lynch.

Enfin, les investisseurs semblent donner raison au président américain Donald Trump lorsque ce dernier se plaint de la sous-évaluation des devises étrangères face au dollar. Un taux net record de 60% des sondés juge que le billet vert est surévalué (+16 points par rapport au sondage précédent).

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