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Les prix du baril de pétrole au plus haut depuis 6 semaines

Aux USA, la baisse du nombre de plateformes pétrolières de schiste a contribué à faire baisser la production de pétrole, ainsi que les réserves. ©REUTERS

Du côté des Bourses, le rouge l'a emporté cette semaine. À Bruxelles, la chute des actions KBC et AB InBev a lourdement pesé sur l'indice Bel 20.

On avait beaucoup hésité à opérer des prises de bénéfices ces dernières semaines après le beau mois d’avril sur les marchés boursiers. Elles ont fini par apparaître ces derniers jours. Pouvait-il en être autrement ? Pouvait-on assister à une poursuite de la hausse des cours des actions, alors que les nouvelles macro-économiques restent médiocres, que les résultats de sociétés en cours de publication pour le premier trimestre sont très majoritairement orientés à la baisse, et surtout qu’il est prématuré d’imaginer une amélioration au cours de ce deuxième trimestre? Bien au contraire: tous les chiffres, que ce soient les statistiques économiques ou les résultats d’entreprises que les investisseurs auront à se mettre sous la dent dans les semaines à venir, devraient davantage se dégrader.

Dans ce contexte, l’indice Stoxx 600 paneuropéen a rétrogradé de 3,76% à 328,24 points au cours des cinq derniers jours. Une performance qui ne met pas toutefois suffisamment en lumière celles, plus décevantes encore, de certains indices nationaux. Comme l’indice Bel 20 de la Bourse de la Bruxelles, qui a perdu 4,13% à 2.932,21 points, ou le CAC 40 de la place de Paris qui abandonne 5,98% à 4.277,63 points.

Le Bel 20 a été tiré à la baisse par le recul sensible de deux de ses poids lourds qui le composent, à savoir KBC et AB InBev. À Paris, la baisse de titres tels qu’Airbus et ArcelorMittal ont lourdement pesé sur le CAC 40.

À Wall Street, l’indice S&P 500 affichait vendredi vers 18h une baisse de 3,4% à 2.830 points.

Indicateurs chinois précurseurs

On aurait pu considérer cela comme une lueur d’espoir. La Chine a indiqué à la veille de ce week-end une hausse de 3,9% de sa production industrielle en avril pour la première fois cette année. Mais cette bonne nouvelle a été quelque peu gâchée par l’annonce concomitante d’un recul de 7,5% des ventes de détail sur un an et d’une chute de 10,3% de l’investissement en actifs fixes. "L’impact de la pandémie de coronavirus sur la demande paraît donc durable, tandis que l’offre est en mesure de se rétablir une fois la situation sanitaire redevenue plus rassurante", commentent les stratèges de Saxo Bank cités par Reuters. "Ces chiffres restent néanmoins à surveiller de près, expliquent-ils, car ils vont servir d’indicateurs aux investisseurs pour déchiffrer ce qui attend l’Europe et les États-Unis dans les semaines et les mois à venir."

Les statistiques économiques chinoises n’ont pas suffi à revigorer la Bourse de Shanghai. Son principal indice avait clôturé la séance de vendredi en légère baisse, portant à -0,93% son repli sur la semaine. Idem pour les autres places émergentes qui accusent des pertes proches de 2% en moyenne.

L’or recherché

Sur les marchés des changes, les nouvelles tensions entre les États-Unis et Pékin l’ont emporté sur les statistiques chinoises. Le renminbi a reculé  de 0,42% à 7,1043 par dollar.  L’euro, qui a évolué de part et d’autre de 1,08 dollar au fil des jours, a achevé la semaine en baisse de 0,21% à 1,0816 dollar.

Les pays membres de l’Opep ont réduit leurs exportations de brut de 5,96 mb/j durant les 14 premiers jours de mai.

Du côté des matières premières, les cours du pétrole ont poursuivi leur mouvement de reprise pour la troisième semaine d’affilée. Celui du baril de Brent est encore monté de 4% à 32,4 à dollars et celui du WTI américain de 18,8% à 29,38 dollars. Tandis que la demande de pétrole devrait diminuer de 8,6 millions de barils par jour (mb/j) selon le dernier rapport mensuel de l'Agence internationale de l’Énergie, on a appris que les pays membres de l’OPEP ont réduit leurs exportations de 5,96 mb/j durant les 14 premiers jours de mai. Par ailleurs, la baisse de la production aux États-Unis due au recul du nombre de plateformes actives dans le schiste (-55% en moins de 2 mois à 339 unités), qui a contribué en outre à faire baisser les réserves dans ce pays, explique en partie la surperformance du WTI sur le Brent.

Au rayon des métaux précieux, l’or a repris du poil de la bête. L’once d’or a regagné 46,2 dollars pour atteindre un plus haut depuis novembre 2012, à 1.748,9 dollars. Selon un récent sondage effectué par le World Gold Council (WGC), 20% des banques centrales dans le monde disent envisager d’augmenter leur réserve d’or dans les 12 prochains mois. Au même moment l’an passé, ce pourcentage était de 8%.

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