Publicité

Les profits des sociétés attendus en baisse de 22% en Europe

Les résultats de Vivendi ont fait de la résistance au premier trimestre. Le pourront-ils pour l'ensemble de 2020? ©REUTERS

Les prévisions que feront les patrons d'entreprises sur l'évolution des affaires seront très suivies. Mais pourront-ils en établir...

Selon des données compilées par Refinitiv sur la base d’estimations établies par les analystes, les entreprises européennes devraient enregistrer une baisse moyenne de 22% de leurs bénéfices au premier trimestre. Avec un plongeon de près de 25% depuis le début de la crise, le 17 février dernier, les Bourses paraissent avoir suffisamment anticipé la mauvaise saison des annonces de résultats en Europe qui vient de démarrer. Elles ne sont pas pour autant à l’abri de nouveaux coups de blues, surtout si elles sont confrontées à des nouvelles décevantes inattendues. Comme des résultats pire que ce qu’on prévoyait.

Manque de visibilité

Les propos que tiendront les patrons sur l’évolution de leurs performances opérationnelles constitueront des données plus que précieuses que suivront avec énormément d’attention les investisseurs. Encore faut-il que ces patrons soient en mesure d’établir des prévisions, alors que les uns après les autres, ils ont dû se résoudre ces derniers temps à retirer leurs prévisions pour l’année  2020 en raison de la pandémie de COVID-19.

Le risque qu’ils ne se livrent pas à cet exercice existe bel et bien. Vivendi nous en a donné un avant-goût en ayant dit qu’: "il est impossible, à ce jour, de déterminer avec certitude combien de temps (cette pandémie) durera et comment elle impactera son chiffre d’affaires et ses résultats annuels ".

 A eux seuls, de tels propos qui laisseront les marchés en manque de visibilité suffisent à penser que le récent rebond des marchés n’ira pas beaucoup plus haut.

Les banques à la peine

Quels sont les secteurs les plus susceptibles de publier les résultats les plus décevants. Un coup d’oeil sur l’évolution des 19 sous-groupes sectoriels de l’indice Stoxx 600 depuis la mi-février permet  de se faire une petite idée.

Avec une chute de 44,7%, celui des banques devrait communiquer les résultats les plus décevants, suivi de celui des compagnies aériennes et des groupes hôteliers. Du côté des compagnies pétrolières, les bénéfices pourraient avoir fait preuve d’une certaine résistance, alors que le cours moyen Brent au 1er trimestre se situait encore 50,8 dollars. Les assureurs, les constructeurs automobiles et les gestionnaires immobiliers compteront aussi parmi les moins bons élèves.

En revanche, les sociétés pharmaceutiques, suivies de celles des secteur de l’agroalimentaire et de la distribution devraient être parvenues à contenir la baisse de leurs profits.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés