Les profits toujours en baisse à Wall Street

©Bloomberg

Une fois de plus, c’est le secteur pétrolier qui pèse le plus. En l’excluant, les profits des sociétés du S & P 500 auraient plutôt progressé au 4e trimestre 2015.

La saison des annonces de résultats touche à sa fin à Wall Street. Comme on pouvait s’y attendre, les bénéfices ont une nouvelle fois reculé au 4e trimestre. Ceux des sociétés de l’indice S&P 500 reculent, selon Bloomberg, de 4,7% en moyenne par rapport aux résultats enregistrés durant la période correspondante de 2014.

Cela dit, si l’on neutralise le secteur des compagnies pétrolières qui a vu fondre ses bénéfices de 75%, les résultats finaux sont alors en hausse de 1,1%. Affectées par la réduction des dépenses des groupes pétroliers, les entreprises parapétrolières ont vu leurs profits chuter de 70% en moyenne.

Si les banques ont réussi à limiter la baisse de leurs résultats finaux à 3%, les assureurs ont par contre vu les leurs fondre de près de 35%. En cause, la perte dévoilée par AIG.

-4,7%
Selon des données fournies par Bloomberg, les bénéfices des entreprises liées à l’indice S & P 500 de Wall Street ont régressé de 4,7% au 4e trimestre 2015.

Parmi les autres secteurs où les profits n’ont pas réussi à grimper, il y a celui de l’agroalimentaire avec notamment Coca-Cola, ainsi que celui de la distribution avec Walmart.

Parmi les bons élèves, les constructeurs auto ainsi que leurs équipementiers ont bien tenu la route. Ils ont fait part d’une croissance de 35% en moyenne de leurs profits. Chez GM, elle a été de 25%. Avec une hausse de 26% de leurs chiffres, les opérateurs télécoms sont loin d’avoir démérité. Ce secteur a été tiré par les belles performances réalisées par Verizon, dont les résultats finaux sont montés de 23%. Les chiffres décevants de Baxter se démarquent des belles affaires réalisées par le secteur pharma (+ 15% en moyenne).

Enfin, les entreprises technologiques ont soufflé le chaud et le froid. Les bénéfices se sont contractés chez Netflix (-48%), Yahoo (-82%) et Microsoft (-15%), entre autres. Mais ont bondi chez Alphabet (+34%), Amazon (+100%) et Facebook (+116%).

Réaction de Wall Street

Les réactions des investisseurs aux annonces faites par les entreprises n’ont pas toujours été celles qu’on aurait pu imaginer. Des titres comme Alphabet, Amazon et Yahoo reculent depuis le début de cette année, malgré leurs bons résultats. Question de valorisation, de toute évidence. Repli aussi pour les titres des groupes automobiles, dont le secteur pourrait en fait être proche, pense-t-on à Wall Street, de la fin de cycle. Doit-on considérer le secteur de la construction résidentielle comme étant aussi dans ce schéma, alors qu’il a fait part de chiffres plus que satisfaisants? Certains investisseurs le supputent.

En dépit de résultats parfois supérieurs aux attentes, les actions des banques ont chuté. En cause, la méfiance grandissante qu’ont les investisseurs à leur égard. À l’inverse, les actions pétrolières ont repris de la hauteur. Le marché estime probablement que le plus fort de la déprime des prix du pétrole est derrière nous. Une déprime qui a profité aux compagnies aériennes comme Delta Airlines. Ses profits se sont envolés de 50%.

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