edito

Les techs, rien que les techs...

Chroniqueur, newsmanager

Domination impressionnante du secteur.

Tech, tech, (fin)tech et (bio)tech! Il n’y en a plus que pour les techs, qu’elles soient des valeurs technologiques pures, des biotechnologiques ou des fintechs. Exit les banques ou les pétrolières qui dominaient encore le paysage boursier au début des années 2000. Les temps ont changé. Ainsi la société californienne Salesforce.com, qui développe des logiciels pour les entreprises et des solutions de "cloud computing", vient d’éjecter ExxonMobil de l’indice Dow Jones.  

Autre signe des temps, deux banques, la Société Générale et la Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA), vont perdre leur siège au sein de l’indice Euro Stoxx 50. Et qui voit-on arriver dans le même temps dans cet indice phare de la zone euro? Une fintech néerlandaise Adyen et une autre société cotée à Amsterdam, Prosus. Heureux voisins du nord. On aimerait, en tant que Belges, pouvoir rivaliser en la matière.

Si Prosus est cotée à Amsterdam, cette société regroupe avant tout les intérêts internationaux du géant sud-africain des médias Naspers, dont une participation très importante dans le géant chinois de l’internet Tencent. Pour sa part, Adyen est une vraie fintech néerlandaise spécialisée dans les paiements, entrée en Bourse d'Amsterdam en 2018. Son ascension est assez fulgurante puisqu’elle pèse plus lourd aujourd’hui que les deux grandes banques ING et ABN Amro réunies!

Côté belge, on peut évidemment se réjouir de l’arrivée prochaine sur Euronext Bruxelles de la société Unifiedpost, une fintech basée à La Hulpe, définie comme un "Facebook financier pour les entreprises". Ou encore de celle de Nyxoah, société wallonne de technologie médicale.

Certains professionnels commencent à s'inquiéter de cet engouement populaire débordant pour le secteur.

C’est évident, les "techs" ont le vent en poupe. Surtout en ces temps de Covid-19. Les valeurs dites "stay at home", comme Netflix, Amazon ou encore Zoom, le service de vidéoconférence, sont largement gagnantes en bourse. D'autant qu'aux États-Unis, pendant la période de confinement, les investisseurs particuliers ont (re)découvert les joies de l’investissement boursier grâce à la plateforme de trading Robinhood. On détecte même ces derniers jours une certaine exubérance dans leur chef, exubérance encore renforcée par le fait que des sociétés comme Apple et Tesla viennent de diviser leurs titres, pour les rendre plus accessibles encore aux particuliers. Certains professionnels commencent à s'inquiéter de cet engouement populaire un peu débordant. Et puis, rappelons-le au passage, tout ce qui est "tech" n'est pas forcément or. L'Allemagne en a fait la cruelle expérience cet été avec Wirecard, sa star déchue de la fintech.        

Lire également

Messages sponsorisés