Les valeurs bancaires ont dopé les indices en Europe

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Après un deuxième trimestre d'excellente facture, les bourses ont encore accumulé des gains. Cette fois, les valeurs bancaires ont été de la partie.

On savait depuis la première livraison des indicateurs économiques PMI IHS Markit il y a près de deux semaines que les économies avaient repris de la vigueur dans les pays développés. Certes, sans revenir toutefois au niveau du début de l’année, ni même avoir retrouvé de la croissance, excepté dans l’un ou l’autre pays comme la France. Ce que les résultats définitifs ont confirmé ces derniers jours.

Du côté des marchés émergents, la Chine n’a pas fait exception. L'indice PMI des services, calculé par Caixin/Markit et publié juste à la veille de ce week-end, a grimpé le mois dernier à 58,4, un plus haut depuis avril 2010, contre 55,0 en mai. La remontée de cet indice a séduit les investisseurs à la Bourse de Shanghai. Celle-ci a vu son indice général repasser au-delà des 3.000 points pour la première fois depuis le début du mois de mars. Il affiche sur la semaine un gain deux fois supérieur à la moyenne des places émergentes, de 5,82% à 3.152,81 points.

Wall Street: +4% en 4 séances

A Wall Street, le marché a tenu autant la forme. Son indice S&P 500, qui venait de connaître son meilleur trimestre depuis 1987, s’est encore offert une belle avance de 4,02% en quatre jours à peine à 3.130,01 points. Du fait d’un jour férié vendredi, la Bourse de New York était restée fermée vendredi. Outre-Atlantique, une série de statistiques presque toutes aussi rassurantes les unes que les autres ont nourri la remontée de cet indice. Notamment celles relatives à la confiance des consommateurs américains et à l’emploi aux Etats-Unis. 4,8 millions emplois non-agricoles ont été créés en juin après 2,7 millions en mai. On n’avait plus connu un tel bond depuis 1939.

" La forte reprise de l'emploi montre que l'économie américaine commence à redémarrer et serait normalement un signe positif sans équivoque. Cependant, le rebond de l'emploi s'accompagne d'une forte augmentation des nouveaux cas d’épidémie. Il est donc trop tôt pour affirmer avec certitude que cette reprise de l'emploi sonne la fin de l'alerte ", a commenté pour Reuters Mike Bell, de chez JP Morgan Asset Management. Ces créations d’emploi sont par ailleurs loin de compenser l’explosion du chômage en avril, avec 20,78 millions d’emplois perdus.

Actions bancaires convoitées

Chez nous, en Europe, les investisseurs se sont montrés un peu moins enthousiastes. L’indice Stoxx 600 paneuropéen a limité ses gains à 1,98% à 365,43 points. Scénario quasi semblable à la Bourse de Bruxelles, où le Bel 20 s’est adjugé 2,68% à 3.393,25 points. Une performance insuffisante qui ne lui permet toujours pas de retrouver son point le plus haut depuis le pire de la crise boursière en mars, atteint début juin à 3.540 points.

Les valeurs bancaires ont beaucoup compté dans la hausse des principaux indices nationaux, comme le CAC 40 de Paris, qui a progressé de 1,99% cette semaine, et le FTSE MIB de Milan (+3,15%).

Cette composante dans le Stoxx 600 a rebondi de 4,02%. Ce secteur a été dopé par des propos tenus par Edouard Fernandez-Bollo, un membre du conseil de surveillance de la Banque centrale européenne (BCE), préconisant " un mouvement de consolidation afin de résoudre les défis structurels auxquels les banques de la zone euro sont actuellement confrontés ". Il n’en fallait pas davantage pour les investisseurs se mettent à spéculer sur les actions de banques pouvant être concernées par de possibles rapprochements.

Pour Eric Dor, directeur des Etudes économiques IESEG à la School of Management de l’Université de Lille, " un mouvement de consolidation est souhaitable et depuis longtemps d’ailleurs. Mais l’inachèvement de l’union bancaire en Europe enlève de l’intérêt des fusions ".

L’euro rassuré

Sur les autres marchés, l’euro grignote des points pour la deuxième semaine de suite. La monnaie européenne se raffermit de 0,1% à 1,1232 dollar. L’euro a bénéficié de la décision des législateurs allemands de mettre fin à l’impasse juridique sur l’achat d’obligations par la BCE. Cette décision envoie le signal que l’establishment politique allemand défend l’idée d’une Europe unie.

Au rayon des matières premières, l’or tente, mais sans vraiment y parvenir, d’aller plus en avant. Sur la semaine, l’once d’or prend 0,2% à 1.775 dollars. Quant au baril de Brent, il reprend 3,6% à 42,48 dollars.

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