Mauvaise affaire pour l'Etat belge

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La baisse des valeurs bancaires sur les marchés boursiers est une mauvaise nouvelle pour l’Etat belge actionnaire.

Depuis 2017, la valeur des participations de l'Etat dans les banques s’est dépréciée d’un montant compris entre 5,6 et 8,6 milliards d'euros, a calculé Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management (Lille et Paris). L’Etat belge détient une participation de 100% dans Belfius et de 7,7% dans la banque française BNP Paribas. Depuis 2017, le cours de BNP Paribas a chuté de 50% environ, passant de 60 euros à un peu plus de 30 euros. Le coût d'acquisition de la participation résiduelle de l'Etat belge dans BNP Paribas est de 5,3 milliards d'euros. En octobre 2017, au cours boursier de l'époque, cette participation valait 6,6 milliards d'euros, ce qui impliquait encore une plus-value potentielle de 1,3 milliard d'euros. Aujourd'hui, la valeur de cette participation se limite à 3 milliards d'euros, soit une moins-value potentielle de 2,3 milliards. La valeur des actions BNP Paribas détenues par la Belgique s’est donc dépréciée de 3,6 milliards d'euros depuis octobre 2017.

5,6
milliards d'euros
La moins-value de l'Etat actionnaire depuis 2017.

Quant à la banque Belfius, qui n'est pas cotée, elle avait été acquise pour 4 milliards d'euros. En 2017, son management estimait que la valeur potentielle de revente de la banque était comprise entre 7 et 9 milliards d'euros. Mais aujourd’hui, calcule Eric Dor, on devrait plutôt se situer, compte tenu du marché et des ratios "price/book" (capitalisation boursière/fonds propres) dans les banques, entre 4 et 5 milliards d'euros. Là-aussi, la baisse de valeur est très nette depuis 2017.

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