Ne dites plus Spac, mais Sparc

Bill Ackman ©AFP

La Sparc, imaginée par le financier Bill Ackman, est une variante de la Spac.

Et voici les Sparcs! À ne pas confondre avec le groupe américain de rock Sparks... Sparcs, pour Special purpose acquisition rights company. Une variante de la Spac (Special purpose acquisition company), cette coquille vide qui lève des fonds pour se mettre à la recherche d’une entreprise et fusionner avec elle. C’est au financier américain Bill Ackman que l’on doit cette nouveauté au moment précis où la Spac-mania a tendance à se calmer. La preuve : Bill Ackman était à la recherche d’une cible pour sa Spac cotée à New York, Pershing Square Tontine Holdings, mais il ne l’a pas trouvée. L'été dernier, Tontine était devenue, avec quatre milliards de dollars, la plus grosse introduction en bourse d'une Spac.

10,6
milliards $
Ce que la Sparc de Bill Ackman pourrait dépenser pour une acquisition.

À défaut de trouver la cible parfaite, Ackman a annoncé qu’il désirait acheter 10% d’Universal Music, ce qui l'éloigne du concept traditionnel de la Spac qui est de fusionner à 100% avec une autre société. Pour tenter de convaincre les investisseurs, il offre à ceux qui ont souscrit à Tontine Holdings des bons de souscription d’une nouvelle société, une Sparc. Cette dernière ne lève pas d’argent dans l'immédiat et ne sera pas soumise à la pression de trouver sa cible endéans les deux ans, comme c'est le cas pour une Spac traditionnelle. Cette Sparc pourrait dépenser de 6,6 à 10,6 milliards pour un rapprochement avec une autre société.
Le marché ne semble pas convaincu. Le 4 juin dernier, le cours de Pershing Square Tontine Holdings a chuté de 12%, passant de 25 dollars à 22 dollars. Aujourd'hui, le cours avoisine les 23 dollars alors qu'il avait touché 33 dollars en février.

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