Nouveaux records à Wall Street et, dans la foulée, en Europe aussi

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L'indice Stoxx 600 des actions européennes a progressé de 1,3% cette semaine pour atteindre un record. L'once de palladium a déjà gagné 27% depuis le début de l'année.

Certains avaient pensé que les marchés boursiers, qui avaient connu une fort belle année 2019, étaient mûrs pour des prises de bénéfice après la signature du premier accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis. Un peu sur le principe résumé dans ce vieux dicton qui dit qu’il vaut mieux "acheter au son du canon et vendre au son du clairon". Il n’en a rien été. La Bourse de New York n’a cessé, depuis cette signature, d’améliorer ses records historiques. Pour la première fois depuis qu’il a été lancé le 4 mars 1957 avec une valeur de base de 10 points, l’indice S&P 500  a franchi la barre des 3.300 points jeudi. Sur la semaine, il totalise un gain de 1,79% à 3.323,91 points (vendredi à 18h).

Même topo du côté de la Bourse du Nasdaq à Wall Street, où l’indice Composite  s’est offert un gain de 1,95% à 9.358,09 points. Contrairement à ce qui était le cas jusqu’ici, ce sont cette fois les valeurs industrielles qui ont le plus contribué à sa performance. Celles-ci ont progressé de 1,9% en moyenne contre 1,8% pour les actions technologiques et 1,4% pour celles des entreprises biotechs.

Les marchés européens n’ont pas été en reste. L’indice Stoxx 600  a retrouvé jeudi son niveau record du 27 décembre et l’a même amélioré. Il a achevé la séance de vendredi sur une hausse hebdo de 1,29% à 424,56 points. La hausse de cet indice paneuropéen a été alimentée par sa composante "utilities où les gains se sont élevés en moyenne à 4,75%, ainsi que par celle des biens de consommation  (+2,64%) et de l’agroalimentaire  (+2,60%). Le Stoxx 600 aurait pu mieux se comporter s’il n’avait pas été freiné dans son élan par la baisse des valeurs automobiles  (-3,41%), des banques  (-0,94%) et du pétrole  (-0,87%).

Janvier s’annonce décidément sous les meilleurs auspices pour les Bourses. Si celles-ci arrivent à maintenir cette trajectoire jusqu’à la fin de ce mois, le bilan de l’année pourrait une nouvelle fois être positif. Au cours des vingt dernières années, il n’en a pas été ainsi à seulement trois reprises, à savoir en 2003, 2007 et 2018.

Le DAX frôle son sommet

Outre l’officialisation de l’accord commercial sino-américain censé atténuer les tensions dans le monde, d’autres nouvelles favorables ont aussi enthousiasmé les marchés. En particulier, les résultats communiqués par les plus importantes banques aux Etats-Unis, très souvent bien meilleurs qu’attendu.

Sur le plan macroéconomique, les statistiques sont plutôt de bonne facture. Avec notamment le rebond du "Philly Fed", l’indice qui mesure l’activité manufacturière dans la région de Philadelphie (USA). Avec aussi la hausse des ventes de détails (+ 0,7% hors automobile).

En Europe, les stats sont moins emballantes. L’Allemagne, par exemple, vient d’annoncer que son PIB n’a crû que de 0,6% en 2019 contre 1,5% un an plus tôt. Certes, cela n’empêche pas le DAX 30  de la Bourse de Francfort de flirter avec son record historique de janvier 2018 (13.559,60 points), ni le Stoxx 600  d’atteindre de nouveaux sommets. C’est sans doute parce que, comme l’observe Guy Wagner, chef économiste auprès de la Banque de Luxembourg Investments, "quelques signes de stabilisation de l’activité dans le secteur manufacturier dans la zone euro et l’accord partiel entre les Etats-Unis et la Chine entretiennent les espoirs concernant une fin prochaine du ralentissement de la conjoncture mondiale".

Le yuan remonte

Si les marchés émergents ont globalement gagné du terrain ces derniers jours (+0,6%), celui de Shanghai (-0,5%), en Chine, a évolué à contre-courant. Sur les marchés des changes, la monnaie chinoise, le yuan , a poursuivi son mouvement de reprise pour la 4e semaine de suite. Il est monté de 0,81% à 6,8598 par dollar. L’euro s’est par contre effrité de 0,24% à 1,1094 dollar.

Enfin, sur les autres marchés, les cours de l’once d’or  (1.558 dollars) et du baril de Brent  (65 dollars) ont peu fluctué d’un vendredi à l’autre. L’once de palladium  a de son côté continué son ascension. Elle a gagné près de 17% à 2.469 dollars. Elle porte à 27% ses gains depuis le début de cette année.

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