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Nouvelle punition en vue pour les techs chinoises

La croissance des entreprises technologiques chinoises est menacée par un nouveau tour de vis de Pékin. ©AFP

La Chine pourrait interdire à certaines entreprises de la tech de se coter aux États-Unis. Les techs chinoises détenant trop de données sensibles sont les premières visées.

Les autorités chinoises ne semblent pas lâcher la grappe à leurs champions technologiques. À en croire le très bien informé Wall Street Journal, la Chine envisage d'interdire à certaines entreprises de lever des fonds sur les places boursières étrangères, y compris aux États-Unis.

Les entreprises qui souhaitent lever des fonds aux États-Unis pourraient être forcées de demander au préalable le feu vert de Pékin.

Ce projet est l'une des nombreuses propositions examinées par les autorités de régulation chinoises, qui ont durci ces derniers mois les contrôles sur les groupes technologiques.

Pékin, qui a pourtant longtemps encouragé l'expansion internationale de ses entreprises publiques et privées, redoute que des données cruciales accumulées par ses géants du numérique ne fuitent à l'étranger.

Guerre sur fond de data

Le Wall Street Journal n'a pas précisé ses sources ni la date d'entrée en vigueur d'une telle mesure. Mais dans le contexte actuel de tensions sino-américaines et de reprise en main du secteur du numérique par Pékin, ce nouveau coup de pression, s'il venait à se confirmer, pourrait sérieusement freiner l'expansion des pépites technologiques chinoises. Les entreprises qui souhaiteront lever des fonds aux États-Unis devront ainsi recevoir au préalable le feu vert de Pékin.

La Chine se montre ces derniers mois particulièrement intransigeante envers les géants du numérique et leurs pratiques jusque-là largement répandues, notamment en matière de collecte et de partage des données personnelles.

La Chine a déposé un projet de réglementation visant à encadrer plus strictement le recours aux algorithmes.

Les autorités chinoises ont fait savoir le mois dernier qu'elles envisageaient de renforcer la supervision de toutes les entreprises cotées à l'étranger à la suite d'une enquête des autorités de régulation sur le "Uber chinois" Didi Global, quelques jours seulement après son introduction à Wall Street qui lui a permis de lever 3,7 milliards d'euros.

Didi est depuis visé par une enquête en lien avec sa collecte des données personnelles. Et sur ordre des autorités, l'application ne peut désormais plus être téléchargée en Chine.

Blocages sur tous les fronts

Les entreprises liées à l'internet sont particulièrement dynamiques en Chine, où une législation jusque-là relativement laxiste sur les données et l'absence de concurrents étrangers ont permis à des géants locaux d'émerger.

Pékin cherche cependant ces derniers mois à davantage réglementer ce secteur en pleine expansion.

La semaine dernière, la Chine a adopté une grande loi pour empêcher les collectes abusives de données personnelles en ligne par les géants du numérique. Et le pays a rendu public vendredi un projet de réglementation visant à encadrer plus strictement le recours aux algorithmes.

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