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Où sont les Spacs?

Polestar va se faire coter sur le Nasdaq via une Spac. ©AFP

Le flux de nouvelles Spacs s'est singulièrement tari ces derniers mois.

Est-ce le retour des Spacs? Le constructeur suédois de voitures électriques de luxe Polestar, contrôlé par Volvo Cars et Geely, a annoncé lundi dernier qu'il allait s'introduire au Nasdaq en fusionnant avec la Spac (Special Purpose Acquisition Company) Gores Guggenheim, qui est soutenue par deux fonds d'investissement: The Gores Group et Guggenheim Capital. Polestar devrait percevoir, grâce à cette opération, plus d’un milliard de dollars. La société serait alors valorisée à quelque 20 milliards de dollars.

85
Le nombre de nouvelles Spac au troisième trimestre.

Cette transaction est annoncée alors que les fusions via des Spacs sont devenues beaucoup plus rares, après des performances décevantes de ces véhicules financiers et des avertissements répétés des autorités financières sur les risques liés à ces structures.

L'ambition d’une Spac, qualifée de "société chèque en blanc", qui vient se faire coter en bourse est de lever des fonds pour ensuite dénicher une entreprise-cible et fusionner avec elle. Au départ, cette Spac est donc une coquille vide. Elle ne dispose de rien, si ce n’est du cash reçu en échange de l'émission d'actions et de warrants.

Le flux s'est singulièrement tari ces derniers mois. Au troisième trimestre, on a dénombré globalement 85 Spacs qui ont levé 14 milliards de dollars. On est loin des 309 transactions et des 95 milliards de dollars atteints au premier trimestre, selon des chiffres de la firme Refinitiv.

L'Europe reste aussi à la traîne, avec 26 Spacs cotées cette année (6,6 milliards), contre 433 nouvelles Spacs aux États-Unis (118 milliards de dollars). Il apparaît aussi que de plus en plus d'investisseurs décident de sortir de ces Spacs avant la fusion effective avec la société rachetée.

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