Peter Praet (BCE) évoque "d'autres mesures"

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Le chef économiste de la BCE signale qu'en cas d'aggravation du ralentissement de l'économie, la BCE pourrait adapter sa "forward guidance" et adopter "d'autres mesures".

Peter Praet, chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), reconnaît que l’institut monétaire pourrait repousser si nécessaire sa première hausse de taux directeurs post-crise. "Si le ralentissement de l’économie de la zone euro venait à s’accentuer, nous pourrions adapter notre communication avancée ("forward guidance", ndlr) sur les taux d’intérêt et cela pourrait être complété par d’autres mesures", déclare-t-il dans un entretien au quotidien allemand Börsen-Zeitung lundi.

La BCE fera en outre le point sur les prêts du secteur bancaire lors de sa réunion de politique monétaire en mars, ajoute le Belge, dont le mandat prendra fin le 31 mai.

Nous devons surveiller de près la transmission de la politique monétaire au système bancaire.
Peter Praet
Chef économiste de la BCE

Ces propos devraient cimenter les anticipations d’une nouvelle salve de prêts à long terme de la BCE aux banques de la zone euro pour remplacer ceux d’un montant d’environ 750 milliards d’euros qui commenceront à arriver à échéance l’an prochain, créant une situation difficile pour les banques italiennes et celles d’autres pays du sud de l’Europe. "Nous devons surveiller de près la transmission de la politique monétaire au système bancaire", explique Peter Praet. "En mars nous ferons une analyse de la transmission bancaire actuelle et prévisible."

Les opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO) de la banque centrale ont été "très utiles" et continuent de faire partie de sa "boîte à outils", ajoute-t-il.

Peter Praet dit aussi s’attendre à ce que les projections macroéconomiques de la BCE soient abaissées en mars.

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