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Plus on se sent riche, plus on dépense

ING constate que les Belges ont tendance à dépenser davantage lorsqu’ils se sentent plus riches. C’est ce que les économistes appellent l’"effet de richesse"

Les particuliers belges ont tendance à dépenser davantage lorsqu’ils se sentent plus riches, constate la Banque ING en marge de son enquête mensuelle sur leur moral. Ils sont, en d’autres termes, sensibles à l’effet de richesse. À la condition que la valeur de leur portefeuille d’investissements progresse, ils sont 28% à prétendre qu’ils sont prêts à faire des achats uniques qu’ils n’oseraient pas envisager dans d’autres circonstances. Et 6% suggèrent même qu’ils augmenteraient de façon permanente le niveau de leurs dépenses.

"L’évolution boursière positive de ces six derniers mois a redonné le sourire aux investisseurs belges."
Peter Vanden Houte,
Chief economist auprès d’ING (Belgique)

À la lumière de la nouvelle progression en mars du Baromètre des investisseurs ING, celui qui mesure leur confiance et qui se situe à présent à 120 points, un peu plus d’un Belge sur trois s’apprête donc à consommer davantage.

"Les investisseurs belges ne puisent pas uniquement leur confiance dans l’amélioration de la conjoncture", commente Peter Vanden Houte, chief economist auprès d’ING (Belgique). "L’évolution boursière positive de ces six derniers mois, dit-il, leur redonne aussi le sourire".

Ainsi, 47% des sondés ont vu leurs placements évoluer positivement au cours de cette période, alors que 18% à peine ont connu l’inverse.

→ C’est la première fois depuis mai 2011, que si peu d’investisseurs ont subi une dégradation de la valeur de leur portefeuille. Dans ce cas de figure, 25% d’entre eux disent qu’ils postposeraient des achats importants et 22% qu’ils consommeraient moins. "L’hypothèse avancée par ‘The Prospect Theory’, selon laquelle un individu serait plus sensible à la perte qu’au gain, s’applique aussi aux investisseurs belges", constate l’économiste.

L’enquête démontre que les francophones sont plus sensibles à l’effet de richesse, que les néerlandophones. Inversement les francophones seront plus rapidement enclins à se serrer la ceinture, si la valeur de leurs placements devait sensiblement reculer. 40% laisseraient leur consommation inchangée. Un pourcentage qui monte à 58% auprès des néerlandophones.

De manière générale, les jeunes semblent aussi plus rapidement tentés que les personnes âgées à adapter leur modèle de consommation aux fluctuations de leur portefeuille.

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