Pour Kering, atteindre des objectifs ambitieux ne semble pas chinois

La marque Gucci est en forte croissance en Chine. ©REUTERS

Après avoir pris une veste en début de séance, l’action Kering s’est redressée à la faveur des perspectives ambitieuses du groupe de luxe. Gucci a résisté au ralentissement chinois.

Le ralentissement de la croissance économique en Chine n’a pas affecté Kering. En 2018, le groupe de luxe a vu son chiffre d’affaires bondir de 29,4% à périmètre comparable, à 13,67 milliards d’euros. Son bénéfice net s’est envolé de 49,3% à 2,82 milliards d’euros.

Les investisseurs sont toutefois gourmands. En tout début de séance, malgré ces données plus élevées que prévu par les analystes, l’action Kering  a perdu jusqu’à 4,5%, peut-être parce que les ventes de Gucci n’ont pas été nettement supérieures aux prévisions, comme cela a été le cas dans le passé. Mais la marque phare du groupe, qui représente plus de 60% de son chiffre d’affaires et plus de 80% de son résultat opérationnel courant, a tout de même enregistré une croissance de 28% au quatrième trimestre, alors que d’autres groupes de luxe, tels que Richemont , Burberry  et Tod’s , ont connu des difficultés durant cette période.

Le début de séance difficile de l’action Kering peut aussi s’expliquer par les attentes élevées qui avaient été placées dans les résultats annuels après la forte performance réalisée en 2018 par le concurrent LVMH .

Dividende relevé de 75%

Mais au fil de la journée, le cours de Kering a retrouvé du tonus, jusqu’à s’inscrire finalement en nette hausse, soutenu par l’optimisme affiché par la direction du groupe français.

François-Henri Pinault, patron de Kering. ©Photo News

"En termes d’élan de la clientèle chinoise, c’est très solide", a indiqué le patron du groupe, François-Henri Pinault, en commentant les résultats face à la presse. La Chine est un marché capital pour les marques de luxe telles que Gucci car l’émergence de la classe moyenne chinoise offre un potentiel de croissance très élevé. Gucci a réalisé 35% de son chiffre d’affaires de 2018 chez ses clients chinois, bien avant les Américains (22%), les autres clients asiatiques (19%) et les Européens (12%).

Kering ambitionne d’atteindre une marge opérationnelle de plus de 40% à moyen terme, notamment en misant sur le commerce électronique. Cette marge a atteint 28,9% en 2018, contre 24,9% en 2017.

La direction de Kering se dit confiante dans la capacité du groupe à atteindre une croissance supérieure à celle du secteur du luxe, en particulier dans la marque Gucci qu’il espère voir croître deux fois plus vite que le reste du marché.

Fort de ses résultats solides et de cet optimisme pour l’année à venir, Kering a relevé son dividende de 75% à 10,50 euros, tout en maintenant le taux de distribution sous les 50%.

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