Premier rally boursier en 5 semaines

Toujours très anxieuses face à la situation en Grèce et en Espagne, les principales Bourses européennes ont tourné au ralenti ce vendredi, avant un week-end prolongé. Les actions n'en ont pas moins enregistré leur plus forte progression en un peu plus d'un mois.

Les investisseurs ont hésité à prendre des positions alors que s'ouvre un long week-end de Pentecôte. Les Bourses de Bruxelles ou de Paris seront certes ouvertes lundi, mais le marché américain sera fermé, tout comme celui de Francfort, ce qui raréfiera les volumes d’échanges.

La prudence était donc de mise ce vendredi, surtout vu les récentes évolutions en Grèce. Les derniers sondages placent le parti anti-austérité grec Syriza en tête pour les prochaines législatives du 17 juin avec 30% des voix, contre 26% pour la Nouvelle Démocratie .

Le secteur bancaire espagnol n'en finissait pas d'inquiéter. La situation serait notamment pire que prévue chez Bankia, la quatrième banque espagnole, déjà partiellement nationalisée: croulant sous les actifs immobiliers risqués, elle s'apprêterait à demander 15 à 20 milliards d'euros à l'Etat.

Les principales Bourses ont peu profité de la nette détente des taux obligataires, les taux belges à 10 ans retombant sous les 3%, tandis que ceux français ont rejoint leur plus bas historique (2,414%) en matinée.

Les craintes des investisseurs quant aux conséquences d'une sortie de la Grèce de la zone euro étaient quelque peu édulcorées par les déclarations de Mario Monti. Le premier ministre italien a assuré que la plupart des dirigeants européens étaient en faveur de la création d'euro-obligations, isolant un peu plus l'Allemagne. Outre-Rhin, les sondages sont francs: près de 8 citoyens sur 10 s'opposeraient aux eurobonds, et 6 sur dix votent en faveur d'un "Grexit".

Les marchés ont par ailleurs peu apprécié les déclarations de Didier Reynders, ministre belge des Affaires étrangères. Ce dernier a affirmé que ce serait "une grave erreur professionnelle" si les banques centrales et les entreprises ne se préparaient à une sortie de la Grèce de la zone euro.

Dans ce contexte, l'indice DJ Stoxx 600 a tout de même progressé de 0,24% à 242,49 points. Le baromètre des valeurs européennes signe ainsi son premier rebond hebdomadaire depuis le 27 avril.

A la Bourse de Londres, le Footsie s'est stabilisé (+0,03% à 5.351 points). A Amsterdam, l'AEX a gagné 0,23% à 292,76 points. Sur le marché parisien, l'indice Cac 40 affiche en clôture +0,32% à 3.047 points. Enfin, à Francfort, le Dax a progressé de 0,38% à 6.339 points.

A Bruxelles, l'indice Bel 20 a pris 0,28% à 2.119 points, perturbé par les reculs de Mobistar ou Elia dont les actions représentatives ont cédé respectivement 3,42% et 2,75%. A l'inverse, Ageas s'est octroyé 3,15% à 1,37 euro.

Sur la semaine, notre indice a rebondi de 2,19%, signant sa cinquième performance hebdomadaire de l'année.



AGENDA


Japon
- Les prix à la consommation "de base" ont légèrement augmenté sur un an en avril au Japon, en raison d'une hausse du poste énergétique, mais le rythme très modéré de l'inflation montre que la troisième économie mondiale n'est pas encore sortie du phénomène de déflation qui l'handicape depuis 20 ans. La Banque du Japon (BoJ), qui a marqué une pause en mai dans son cycle d'assouplissement monétaire, a fixé en février dernier un objectif d'inflation de 1%, décision qui avait été perçue comme une nouvelle étape de la lutte de la banque centrale contre la déflation.

Allemagne
- Le spectre d’une sortie de la Grèce de la zone euro devrait continuer à hanter les salles de marché. Le ralentissement économique mondial, confirmé par la publication cette semaine aux Etats-Unis, en Chine et en zone euro, constitue un autre facteur d’inquiétudes pour les investisseurs. Même l’Allemagne, première économie de la zone euro, ne semble pas immunisée contre la crise de la dette.

Etats-Unis
- Le moral des consommateurs américains a bondi en mai à son niveau le plus élevé depuis plus de quatre ans en raison de l'optimisme ambiant sur les perspectives du marché du travail, montrent les résultats définitifs de l'enquête mensuelle Thomson Reuters-Université du Michigan. L'indice de confiance a atteint 79,3 contre 76,4 en avril. Il ressort à son plus haut depuis octobre 2007 et supérieur aux prévisions des économistes interrogés par Reuters, qui s'attendaient à une confirmation de l'estimation préliminaire de 77,8 publiée il y a deux semaines.   


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