Records historiques en bourse malgré le coronavirus

Les marchés d'actions ont touché des records malgré les craintes sur la croissance économique.

Les indices boursiers comme le Nasdaq, le S&P500 et le Stoxx 600 ont battu leur record historique cette semaine, malgré les craintes autour du coronavirus.

Les marchés d'actions et obligataires ont évolué de manière curieuse cette semaine. Celui des changes et celui des matières premières aussi. Les investisseurs ont envoyé des signaux contradictoires. "Les investisseurs se demandent si la situation est totalement sous contrôle avec le coronavirus et de quelle manière les entreprises vont être affectées", a observé auprès de l'AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille à Mirabaud France.

Le Stoxx 600 a touché un record à 430,54 points. Le Nasdaq et le S&500 ont évolué eux aussi à leur plus haut historique.

"Tout cela se traduit par une forme de nervosité qui fait que d'un jour à l'autre le marché part dans un sens opposé"."Ce qui pose aussi question, c'est qu'il n'y a pas une lecture globale de tous les marchés: l'aversion au risque est palpable sur le marché des changes, l'or ou la dette, mais les indices se tiennent plutôt bien jusqu'ici", a-t-il expliqué. Le Stoxx 600 a touché un record à 430,54 points. Le Nasdaq et le S&500 ont évolué eux aussi à leur plus haut historique.

L'euro a touché cette semaine 1,0827 dollar, son niveau le plus bas depuis avril 2017. "Globalement, la confiance dans les perspectives (économiques de la zone euro) reste faible, notamment avec les craintes que l'épidémie de coronavirus puisse endommager encore plus le secteur exportateur allemand et affaiblir la région", ont souligné les analystes du courtier Sucden. La devise européenne a en outre souffert des chiffres du PIB allemand au quatrième trimestre, qui sont ressortis plus faibles qu'attendu. 

Une stratégie sur taux

Sur les marchés obligataires, les taux longs ont reculé cette semaine. Le taux allemand à dix ans est descendu à -0,399%. Le taux grec à dix ans est descendu sous 1%, du jamais vu. "Un thème général sur le marché obligataire depuis cette année est celui de la chute des rendements parce que les gens recherchent les obligations d'État comme couverture pour leurs positions sur les actifs risqués", indique Ralf Preusser, responsable de la stratégie taux chez Bank of America.

L'euro a touché cette semaine 1,0827 dollar, son niveau le plus bas depuis avril 2017.

"La stratégie qui consiste à prendre du risque et privilégier les taux longs obligataires a bien marché cette année, et ceci explique pourquoi le marché obligataire ne s'est pas redressé comme d'autres marchés" ajoute-t-il. 

Des matières premières touchées

Les cours des matières premières ont pâti des craintes autour de l'épidémie de coronavirus. Les métaux industriels ont particulièrement souffert depuis la mi-janvier de l'épidémie de pneumonie virale qui se propage en Chine, tandis que d'autres matières premières, comme le sucre ou l'or, ont su tirer leur épingle du jeu. Certaines matières premières "ont été sévèrement touchées par l'épidémie de coronavirus en Chine et la perspective d'une demande mondiale plus faible", a ainsi résumé Caroline Bain, de Capital Economics.

Les cours du pétrole ont relativement resisté cette semaine. "Les mesures que le groupe Opep+ va peut-être prendre et les efforts engagés pour contenir la propagation de la maladie Covid-19 laissent un peu de place à l'optimisme", avance Robbie Fraser, de Schneider Electric. Le baril de Brent a pris 4,98% à 57,18 dollars sur la semaine.

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