Rogers, "contrarian" adepte d'une grande patience

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Connu pour ses prises de position alarmistes sur la bulle immobilière américaine, Jim Rogers aime investir à l'encontre des courants dominants.

Jim Rogers est un homme d’affaires américain aujourd’hui basé à Singapour. Né en 1942, il sort de Yale en 1964 après avoir suivi des études d’histoire.

C’est en 1970 qu’il commence à travailler auprès de Georges Soros chez la banque d’affaires Anhold and S. Bleichroder. Les deux hommes créent le fonds Double Eagle (qui deviendra ultérieurement le Quantum Fund). Tous deux quittent leur employeur en 1973 et fondent Soros Fund Management.

Retraite à 37 ans

Sous leur direction, le Quantum Fund va voir sa valeur multipliée par plus de 40 durant les années 70, une période durant laquelle l’indice S&P progresse de 47%. Jim Rogers décide de prendre sa retraite en 1980 à l’âge de 37 ans.

Il passe depuis sont temps entre les voyages, la gestion de son portefeuille personnel, ses différentes fonctions académiques, et une vie médiatique très remplie dans la presse écrite et télévisuelle. Depuis le passage de l’an 2000, Jim Rogers a surtout été connu pour ses prises de positions alarmistes quant à la bulle immobilière américaine.

Dès 2002, il pointe que la politique monétaire de la Réserve Fédérale (alors dirigée par Alan Greenspan) est en train de créer une bulle immobilière et il annonce en 2006 qu’il est positionné à la baisse sur les groupes financiers, les promoteurs immobiliers, et Fannie Mae.

S’il avait vu juste sur la crise de 2008, ses prises de positions alarmistes de ces dernières années n’ont pas (encore) été validées par les marchés boursiers, notamment celles qui prévoient un marché baissier pire que 2008 sur les actions américaines.  Il estime notamment qu’il faut rester attentif à ce qui se passe sur les petits marchés, qui donnent souvent des signes annonciateurs quant aux problèmes qui vont se déclarer sur les classes d’actifs plus populaires.

Fan de matières premières

Sa philosophie d’investissement part d’une analyse macroéconomique approfondie. C’est un investisseur "contrarian" qui apprécie d'investir à l’encontre des mouvements de masse. Il estime que la patience est le meilleur allié pour mettre en place une stratégie d’investissement efficace.

Jim Rogers reste aujourd’hui convaincu par les marchés des matières premières, et plus particulièrement par la perspective de pénuries dans de nombreuses matières premières agricoles. Dans un contexte de ressources finies sur terre, il estime que les prix de ces actifs financiers seront appelés à progresser dans le futur.

Il est également convaincu des perspectives favorables pour les marchés asiatiques, et plus particulièrement la Chine qu’il considère comme la puissance économique du futur.

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