Sara Lee boude l'offre de KKR

Le titre Sara Lee s'envole de 10,28 % à 14,81 USD depuis l'ouverture de Wall Street. Selon le New York Post, la société à la tête de marques de produits alimentaires telles que Douwe Egbert a rejeté une offre de leverage buy-out, d'un montant de 12 milliards de dollars, faite par KKR & Co.

Sara Lee, l'entreprise de référence dans le domaine de produits de grande consommation tels que Pickwick, Ambi Pur, Douwe Egberts ou encore Sanex, pour ne citer que ces quelques marques, aurait repoussé une proposition non sollicitée du géant KKR à hauteur de 12 milliards de dollars.

Selon le New York Post, Henry Kravis, le célèbre investisseur et co-fondateur de Kohlberg Kravis Roberts & Co. (KKR) aurait proposé un leverage buyt-out, ou acquisition par emprunt, c'est-à-dire un rachat par l'intermédiaire d'un endettement bancaire générant un effet de levier facilitant l'acquisition.

A la recherche d'un successeur pour Brenda Barnes, en charge du très convoité poste de CEO, et d'un acquéreur pour ses activités de boulangerie, estimées à 1 milliard de dollars, Sara Lee est solidement positionnée. Si solidement que l'entreprise pourrait rendre autonomes ses marchés américains et internationaux. Voire se permettre une vente aux enchères.

De quoi appâter le conglomérat anglo-néerlandais, Unilever, si seulement la division boulangerie n'est pas à assumer, ont précisé certaines sources proches des négocations.

L'offre faite par Kravis en août, qui a coïncidé avec le départ de Barnes, ressemble depuis à une occasion manquée.

KKR a la réputation de racheter d'imposantes sociétés du domaine alimentaire pour mieux les couper en petits morceaux.

Pour rappel, Sara Lee Belgique, implantée à Grimbergen, est une filiale de la multinationale employant 44 000 personnes dans le monde entier et disposant d'un portefeuille de 100 produits.

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