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Selon Quintet, la diversification reste le maître-mot pour investir en 2024

©Quintet Private Bank

Nicolas Sopel (Quintet) apprécie les obligations souveraines et les matières premières. Il se montre plus prudent sur l’or et reste à l’écart de l’immobilier.

Nicolas Sopel (Head of Macro Research chez Quintet, maison mère de Puilaetco) estime qu’il y aura beaucoup de bruit ambiant durant la prochaine année, avec notamment de nombreuses élections. "Les investisseurs vont devoir adopter une approche résiliente et privilégier la diversification sur leur portefeuille. Nous avons dépassé le pic d’inflation, même si elle ne devrait pas retomber rapidement sous l’objectif des banques centrales. La croissance économique va plonger sous la tendance de long terme dans les pays développés, avant une éventuelle reprise durant la deuxième partie de 2024."

-1%
Selon Quintet, les taux directeurs pourraient baisser de 1% en Europe et aux États-Unis en 2024.

Ce contexte devrait ouvrir la porte à une détente des politiques monétaires vers le milieu de l’année prochaine (1% de baisse tant en Europe qu’aux États-Unis), soit un niveau moins rapide que les attentes actuelles des marchés financiers. "Le mouvement de ces dernières semaines traduit probablement une certaine forme d’addiction des marchés aux politiques monétaires accommodantes."

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Actions et obligations

L’allocation d’actifs préconisée par Nicolas Sopel privilégie actuellement les obligations, avec notamment un niveau d’entrée jugé intéressant pour les obligations souveraines dans les pays développés. "Nous avons eu tendance à allonger les maturités dans le portefeuille afin de profiter de la baisse des taux directeurs." Il recommande également le crédit de bonne qualité en Europe.

"Nous privilégions les actions européennes dont les prix reflètent déjà les perspectives économiques déprimées, contrairement aux actions américaines."

Nicolas Sopel
Head of Macro Research chez Quintet

Il souligne être sous-pondéré sur les actions par rapport à l’allocation de long terme. "Nous privilégions les actions européennes dont les prix reflètent déjà les perspectives économiques déprimées, contrairement aux actions américaines." Le biais sectoriel est maintenu sur les actions de qualité et de croissance, dans des secteurs comme les soins de santé ou le luxe.

Par ailleurs, il recommande à titre de diversification des risques certaines matières premières (agricoles, énergie, métaux industriels) qui offrent une bonne protection durant des périodes plus incertaines. "Nous avons toutefois réduit notre exposition sur l’or, suite aux niveaux records atteints ces dernières semaines."

Enfin, il estime qu’il est également prématuré de revenir trop rapidement sur le secteur immobilier, sur lequel des ajustements doivent encore être faits dans la valorisation des actifs. "Il pourrait toutefois y avoir des opportunités en 2024 lorsque la correction sur les cours sera terminée, en particulier si une reprise se confirme au second semestre."

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