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Septembre, le pire mois de l'année en bourse

Le mois de septembre s'est achevé sur un fort recul des marchés d'actions. ©AFP

Les marchés d'actions ont connu leur pire mois de l'année mais n'ont pas effacé leurs gains du trimestre écoulé. Le secteur de l'énergie et les banques se sont démarqués.

Les marchés d'actions ont tiré grise mine en septembre. Les principaux indices européens et américains ont lâché plus de 2%. Le Bel 20 est inscrit dans la même tendance, avec un recul de 3,4%, son premier mois négatif depuis le début de l'année. L'AEX a lui limité la casse avec un recul de 1,7%.

Il fallait être investi dans les valeurs liées à l'énergie le mois dernier.
Frank Vranken
Responsable de la stratégie chez Edmond de Rothschild Europe

Les indices d'actions n'ont pas effacé tous leurs gains du trimestre écoulé, malgré tout. Comme l'a noté Frank Vranken, responsable de la stratégie chez Edmond de Rothschild Europe, "il fallait avoir investi dans les valeurs liées à l'énergie le mois dernier". Car le secteur a gagné en septembre plus de 10% en Europe, et plus de 20% aux États-Unis grâce à la remontée spectaculaire des prix du pétrole et du gaz. Deux autres compartiments ont su tirer leur épingle du jeu en septembre. Les banques ont gagné 3,87% en Europe, portés par la remontée des taux obligataires. Et le secteur automobile a pris 0,71% sur le Vieux Continent, et près de 10% aux États-Unis. Le compartiment des voyages a, lui aussi, progressé (+2,97%) sur fond de fin des restrictions liées au Covid-19.

10,04
%
Le secteur de l'énergie a été le grand gagnant en Europe et aux Etats-Unis au mois de septembre.

En revanche, le secteur technologique (-6,39%) a souffert en septembre, délaissé par les investisseurs. Selon le dernier sondage de Bank of America auprès des gestionnaires de fonds, ceux-ci ont indiqué sous-pondérer les actions technologiques et pharmaceutiques, au profit des valeurs financières et de l'énergie.

L'une des plus mauvaises performances du mois écoulé a été signée par le secteur des ressources de base (-8,13%), pénalisé par la remontée du dollar face aux autres devises et par la chute des prix des métaux. La décélération économique en Chine a également pesé sur le compartiment. Une baisse surprise des indicateurs PMI manufacturier dans le pays en septembre a suscité des inquiétudes chez les investisseurs.

Des perspectives peu réjouissantes

Les trois prochains mois de l'année ne s'annoncent pas très roses. Sur le forum WallStreetBets de Reddit, les particuliers craignent un krach dès le premier jour d'octobre, en raison du problème du plafond de la dette aux États-Unis. Frank Vranken a remarqué de son côté que les courtiers à Wall Street s'attendent, pour quelques-uns d'entre eux, à une correction de 20% des marchés d'actions. "On n'avait plus entendu de telles remarques depuis quelque temps" indique-t-il.

L'inquiétude croissante concernant la persistance d'une inflation élevée, potentiellement due à une inadéquation persistante entre l'offre et la demande, pourrait également entraîner une hausse du taux nominal d'inflation.
Les analystes de Bank of America

Les analystes de Bank of America ont souligné que les risques liés à la pandémie de Covid-19 n'ont pas disparu, et vont rester le principal problème des gouvernements dans le monde dans les mois qui viennent. "L'inquiétude croissante concernant la persistance d'une inflation élevée, potentiellement due à une inadéquation persistante entre l'offre et la demande, pourrait également entraîner une hausse du taux nominal d'inflation" ont-ils ajouté dans une note.

Frank Vranken a relevé que la remontée des taux obligataires "pointent soit vers une prime de risque plus élevée ou des inquiétudes face à l'inflation". Les rendements obligataires ont réagi à la politique de normalisation de la Réserve Fédérale américaine, qui vise à diminuer ses rachats d'actifs sur les marchés. Elle n'a pas encore enclenché la procédure, mais a annoncé en septembre qu'elle pourrait bientôt le faire.

Les analystes de Bank of America ont également noté que les risques géopolitiques resteront toujours présents durant les trois derniers mois de l'année. Les facteurs négatifs sont donc encore nombreux pour les marchés d'actions, qui affichent tout de même un gain important depuis le début de l'année.

En bref

  • Les marchés d'actions en Europe et aux États-Unis enregistrent leur premier mois en recul en 2021.
  • Le Bel 20 a perdu 3,4% et a effacé ses gains du trimestre écoulé.
  • Le secteur de l'énergie a tiré son épingle du jeu avec la plus forte progression mensuelle.

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