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"Si l'on veut du rendement aujourd'hui, c'est plutôt en actions qu'il faut être investi"

©EPA

Les investisseurs particuliers belges sont de plus en plus disposés à prendre des risques au niveau de leurs placements, selon l'enquête mensuelle de la banque ING.

La banque ING n’avait plus observé un tel enthousiasme pour les actions depuis mars 2014.

Selon sa dernière enquête mensuelle, réalisée en janvier avec la collaboration de l'Université de Gand, les investisseurs particuliers belges paraissent de plus en plus disposés à prendre des risques au niveau de leurs placements.

27% des sondés se disent désormais intéressés à investir dans des secteurs plus risqués, constitués de produits liés aux actions. Les investissements dans des secteurs moins risqués conservent cependant leurs adeptes. Ils comptent encore 35% des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête de janvier. Cela dit, investir dans des secteurs moins risqués ne signifie pas rester à l’écart des actions. "Au contraire, précise Peter Vanden Houte, chef économiste auprès d’ING, lorsque l’on parle de secteur moins risqué, il s’agit aussi d’actions, mais celles dites défensives ou à rendement élevé."

Si l’on additionne ces deux catégories d’investisseurs, les Belges sont donc 62% à être disposés à se tourner les actions, tout secteur confondu. "Pour retrouver un tel enthousiasme, il faut remonter à mars 2014", se souvient Peter Vanden Houte.

Par contre, vu le niveau historiquement bas des taux d’intérêt, il n’est pas étonnant que seuls 21% des investisseurs soient encore attirés par des placements en obligations.

Baromètre ING en hausse

La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si l’épargnant belge ne se décide pas trop tard, finalement, à tourner vers les actions, alors que depuis son plancher de mars 2009, l’indice Bel 20 a déjà rebondi de 130%?

Peter Vanden Houte. ©Photo News

"Après la crise boursière de 2000-2003, on avait observé un phénomène semblable. Il a fallu patienter deux années avant de voir le moral de l’investisseur se redresser", répond l’économiste. "Le comportement du particulier est compréhensible dans la mesure où la bonne tenue récente de la Bourse constitue un argument convaincant. Bien sûr que l’on court un risque plus important si on investit dans des actifs qui ont bien performé. L’autre question, est donc de savoir si les actions sont encore attrayantes. Oui, à écouter les stratégistes de la banque qui surpondèrent toujours les actions. Si l’on veut du rendement aujourd’hui, c’est plutôt en actions qu’il faut être investi", conclut Peter Vanden Houte. Du côté des sondés, ils sont 41% à penser que la Bourse restera orientée à la hausse dans les 3 prochains mois.

Le goût retrouvé pour les actions fait suite à une confiance plus élevée des investisseurs envers la conjoncture. 35% (contre 26%, il y a un mois) estiment que celle-ci continuera de se renforcer, tandis que 27% (contre 32%) sont d’un avis contraire. En hausse de 9 points, le Baromètre ING de l’investisseur, celui qui mesure sa confiance, s’est établi à 114 points en janvier.

©Mediafin

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