Snoop Dogg, un investisseur qui a du flair

©Klarna

Entré au capital de Klarna en 2019, le rappeur Snoop Dogg doit se frotter les mains. La société suédoise est devenue la plus grosse fintech privée en Europe.

L'arrivée du rappeur Snoop Dogg dans le capital de Klarna avait été accompagnée, en janvier 2019, d'une savante campagne de communication. L'artiste américain, Calvin Broadus de son vrai nom, devenait alors le visage de la fintech, championne du paiement en ligne en Suède, en même temps qu'il prenait des parts dans son capital. Un placement qui s'est avéré plus qu'intelligent,

12 millions
d'UTILSATEuRS mensuels
Klarna opère dans 17 pays et dit avoir 12 millions d’utilisateurs actifs mensuels qui peuvent faire des emplettes chez 35.000 détaillants.

L'entrée de Snoop Dogg dans le capital de Klarna avait coïncidé avec l'obtention, pour celle-ci, d'une licence bancaire. À l'époque, l'entreprise technologique était valorisée à un peu plus de 2 milliards d'euros. Aujourd'hui, elle vaut pratiquement 9 milliards d'euros. Elle peut désormais se targuer d'être la plus grosse fintech privée en Europe et, selon ses propres dires, la numéro 4 mondiale.

Un récent tour auprès d'investisseurs a permis, en effet, à la fintech de récolter 547 millions d'euros. Un précédent tour, beaucoup plus impressionnant, s'était soldé par l'arrivée de 5 milliards d'euros de capitaux frais. Outre le rappeur californien, Klarna compte de nombreux investisseurs bien connus sur les marchés, comme le fonds BlackRock, les magasins H&M, HMI Capital ou encore le fonds souverain singapourien GIC.

En route pour Wall Street

Snoop Dogg n'en est pas à son coup d'essai. Très au courant des tendances dans le secteur technologique, il soutient régulièrement des start-ups prometteuses. Exemples avec Eaze, une entreprise de livraison de marijuana en Californie, que tout le monde attend à Wall Street, le réseau social Reddit également dans les rangs pour une IPO ou encore l'application de trading RobinHood, un courtier 2.0 très en vogue chez les "nouveaux investisseurs".

La crise sanitaire actuelle a renforcé les activités de paiements sans contact de Klarna.

Klarna pourrait aussi prendre le chemin des marchés. Une IPO à Wall Street n'est pas exclue, mais le management préfère encore attendre 1 à 2 ans avant de faire le saut à New York.

Merci à la crise sanitaire

Il faut dire que la crise sanitaire actuelle a renforcé ses activités de paiements sans contact. Son produit phare permet notamment aux clients d'acheter un bien en ligne sans carte ni téléphone. Il suffit de laisser son nom, son adresse et son numéro de téléphone au vendeur et l'affaire est dans le sac. Klarna envoie au client une facture à payer dans les 21 jours et paie (à ses risques et périls) immédiatement le vendeur.

La formule, qui rompt avec les codes de la distribution, est très critiquée, notamment au sujet du contrôle de l'endettement des consommateurs. Mais le succès est au rendez-vous. Klarna opère dans 17 pays et dit avoir 12 millions d’utilisateurs actifs mensuels qui peuvent faire des emplettes chez 35.000 détaillants.

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