Solvay, Colruyt et Proximus, les actions qui ont sauvé le bilan hebdo du Bel 20

©Photo News

Eurocommercial Property, Kinepolis et Van De Velde renoncent à la distribution d'un dividende.

À la Bourse de Bruxelles

Défiant la tendance baissière des marchés, une poignée de valeurs ont réussi à progresser au cours de la période sous revue. Cela a été le cas entre autres de Colruyt qui s’est adjugé 17,89% à 49,42 euros, de Proximus (+10,68% à 19,32 euros) et de Solvay (+21,75% à 72,76 euros) dans la foulée de Dow à Wall Street.

  • Concernant Proximus, les analystes de la banque ABN Amro ont relevé leur recommandation sur Proximus de "conserver" à "acheter". Ils visent un cours de 25 euros. En revanche, ils ont abaissé celle sur Telenet d’"acheter" à "conserver" avec un objectif de cours de 35 euros. Cette semaine, Telenet a gagné 2,4% à 31,18 euros.

  • Ageas a par contre encore perdu 18,03% à 26,10 euros. L’agence de notation Fitch a révisé ses perspectives pour cet assureur de "positives" à "stables".
  • AB InBev  s’est amélioré de 2,81% à 40 euros. S’assurer contre un éventuel défaut de paiement pour détenir des obligations du brasseur est devenu plus cher. Son CDS à 5 ans a bondi à 179 points. Sur le marché des obligations, sa dette arrivant à maturité en 2025 (coupon de 1,75%) est tombée cette semaine de 98,9% à 94,79%.
  • Bpost a reculé de 5,8% à 6,30 euros. Le groupe postal a publié des résultats en baisse pour son exercice 2019.

  • Melexis a pris la décision de suspendre temporairement une partie de ses opérations "avec effet immédiat". Son titre a chuté de 20,13% à 48,94 euros.

  • Une série de sociétés ont décidé de ne pas verser de dividendes au titre de leur exercice 2019. Parmi elles, on trouve Eurocommercial Property, Kinepolis et Van De Velde. Leurs actions ont cédé respectivement 23,85%, 7,7% et 5,78%.

Sur les places étrangères

  • L’action de l’opérateur boursier Euronext ne profite pas de l’explosion du nombre des transactions sur les marchés boursiers. Elle a cédé 11,96% à 59,65 euros. À Francfort, Deutsche Börse a lâché 14,07% à 101,05 euros.

  • ArcelorMittal va réduire sa production en Europe et l’aligner avec la demande. À Amsterdam, son action a enregistré une baisse hebdomadaire de 6,2% à 7,53 euros.

  • Après avoir chuté de 40% la semaine précédente, Europcar abandonne encore 20,65% à 1,35 euro. CIAM a augmenté sa participation dans le capital d’Europcar à 10,53%. Le fonds détenait 7,8% du capital du loueur de véhicules depuis la mi-novembre. CIAM détient désormais 10,53% du capital et 10,49% des droits de vote d'Europcar. Pour CIAM, ce franchissement de seuil résulte d'une acquisition de titres Europcar sur le marché, sans que le fonds n'ait pour intention "de prendre le contrôle de la société", ni de demander un poste d'administrateur.
    Comptant parmi les victimes de la crise sanitaire, Europcar a vu la valeur de ses obligations fortement reculer ces dernières semaines. Le cours de son papier arrivant à échéance en 2024 avec un coupon de 4,125% est tombé à 45,9% de la valeur faciale.
  • Le secteur aérien pourrait ne pas résister sans aides d'État si la pandémie de nouveau coronavirus se prolonge longtemps, a prévenu jeudi la compagnie allemande Lufthansa. "Plus cette crise dure, plus il est probable que l'avenir de l'aviation ne puisse pas être assuré sans aides d'État", a déclaré dans un communiqué le PDG du groupe Lufthansa. À Francfort, Lufthansa a encore cédé 2,55% à 9,16 euros et, à Paris, Air France KLM recule de 3,93% à 4,62 euros. À Londres, Ryanair plonge de 16,1% à 8,81 euros.
    Selon l’Iata, l’Association internationale du transport aérien, les compagnies aériennes ont besoin d’une aide d’urgence se montant jusqu’à 200 milliards de dollars.
  • Du côté des constructeurs aéronautiques, Boeing, qui a demandé une aide de 60 milliards de dollars au gouvernement américain qui s’ajoute à celle de 50 milliards déjà demandée il y a 8 jours, a plongé de 41,66% à 99,30 dollars. L’action de son rival européen Airbus accuse une perte de 14,19% à 63,78 euros.
  • Les 3 principaux constructeurs automobiles aux États-Unis ont décidé d’arrêter partiellement la production durant deux semaines. GM dérape de 25,25% à 18,47 dollars et Fiat Chrysler de 34,7% à 6,55 dollars. Ford, qui a de plus décidé de suspendre la distribution du dividende, a reculé de 21,71 à 4,41 dollars. Le cours de son obligation échéant en 2025 (1,75%) est passé de 90,8% à 80,1% de sa valeur faciale ces derniers jours.

  • À Paris, Sodexo a perdu 9,95% à 56,48 euros. Le groupe actif dans la restauration et les services évalue à ce jour à 2,2 milliards l’impact du coronavirus sur son chiffre d’affaires annuel.

  • À Paris, Total a cédé 3,94% à 25 euros. Le groupe pétrolier a décidé de geler les embauches, ainsi que la suspension de son programme de rachats d’actions propres. Ces mesures, avancent ses dirigeants, permettront de dégager 5 milliards d’euros.

  • Toujours à la Bourse de Paris, Michelin a limité son recul à -0,11% à 75 euros. Le fabricant de pneumatiques a indiqué qu’il remettait en cause ses objectifs de résultats pour 2020.
  • Fort attaqué ces dernières semaines, le titre de l'exploitant de centres commerciaux, qui souffre de la décision politique de fermer les commerces Unibail-Rodamco-Westfield, s’est contracté de 6,84% à 67,24 euros. Le gestionnaire immobilier a précisé jeudi disposer d’une trésorerie de 10,2 milliards d'euros et de lignes de crédit non tirées.

  • À Madrid, Inditex a gagné 1,31% à 21,58 euros. Le groupe détenteur de marques telles que Zara et Massimo Dutti, provisionne 287 millions d’euros pour faire face à la crise de coronavirus. À Londres, Marks & Spencer, qui passe le dividende, a gagné 10,63% à 107,81 pence.

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés