Soros a perdu gros avec la victoire de Trump

Le milliardaire américain d'origine hongroise, George Soros ©REUTERS

Mauvais flair pour George Soros qui a perdu près d'un milliard de dollars en moins de deux mois.

Le milliardaire américain Georges Soros, spéculateur de génie et fondateur des hedge funds, a perdu près d'un milliard de dollars dans la foulée du rallye boursier provoqué par l'élection de Donald Trump, a rapporté le Wall Street Journal.

A 86 ans, il gère encore une partie de son portefeuille lui-même et après la victoire du républicain, il a misé sur une chute des marchés, comme l'avait prévu la (très) grosse majorité des analystes financiers. Or, surprise surprise, les marchés ont décollé préférant l'optimisme au pessimisme. Les investisseurs attendent beaucoup de la réforme économique de Trump qui devrait notamment baisser massivement les impôts.

Quoi qu'il en soit, George Soros, connu pour ses investissements agressifs, n'a pas eu le bon flair... contrairement à son ancien bras droit, Stanley Druckenmiller. Ce dernier a misé sur une hausse des marchés et a été grassement récompensé.

Heureusement, le reste du portefeuille de la société de George Soros n'a pas souffert du mauvais feeling de son patron puisqu'il a terminé l'année sur un gain de 5%.

Viktor Orban en guerre contre Georges Soros

Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, s’est attaqué à plusieurs reprises cette semaine à la Fondation Soros, au point de la menacer d’expulsion. Le leader populiste accuse Georges Soros "d’influencer dans l’ombre" son pays. Le torchon brûle entre les deux hommes. La fondation et ses ONG satellitaires travaillent pourtant au développement du pays depuis 1984.

Viktor Orban, lui-même, doit beaucoup au milliardaire américain d’origine hongroise. À la fin des années 80, Georges Soros offre une bourse à Viktor Orban pour lui permettre d’étudier la philosophie libérale à Oxford. Quelques années plus tard, Soros finance les premiers tracts électoraux de Viktor Orban, l’aidant à prendre son envol politique.

Mais la complicité des deux hommes prend fin. Orban quitte la voie du libéralisme pour celle du populisme. Devenu Premier ministre, il pratique une politique migratoire agressive. Autorisation de tirer à vue, emprisonnement, construction d’un mur… Il ne fait pas dans le détail, ce qui le met au ban des dirigeants européens lors des sommets. Georges Soros, très critique envers cette politique migratoire, s’est attiré les foudres de son ancien protégé. Viktor Orban a oublié que son mécène vit, à l’âge de treize ans, les Nazis envahir son pays et sa famille, juive, subir les affres de l’occupation. Soros finit par émigrer aux États-Unis pour échapper aux brutalités de l’armée soviétique.

Viktor Orban est un des seuls partisans de Donald Trump en Europe. Tous deux partagent la même hostilité envers Soros. Trump s’est attaqué à lui lors de sa campagne en l’accusant de "voler" l’argent des travailleurs tout en soulignant ses origines juives et celles d’autres grands banquiers américains.

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