Tesla, le pari sur la voiture électrique

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Série d’été | Les sociétés à impact positif (7/12) Il existe aujourd’hui un grand nombre d’entreprises cotées qui auront un impact favorable sur la société du futur. Dans cette série, nous mettrons en avant quelques actions souvent reprises dans les portefeuilles des fonds spécialisés dans l’écologie et l’impact sociétal positif.

Tesla reste une entreprise très difficile à aborder pour les investisseurs. Le groupe est exceptionnellement bien positionné sur la tendance de long terme des véhicules électriques, et dégage plus de 90% de ses ventes sur la vente et l’entretien de ce type de voitures. Avec des ventes de 250.000 voitures en 2018, le groupe avait une part de marché globale estimée entre 12 et 17% sur ce segment.

La capacité à transformer ce positionnement unique en performance opérationnelle reste toutefois la principale incertitude sur le groupe, ce qui se traduit par un consensus qui reste extrêmement divisé sur le titre (11 avis d’achat pour 12 de ventes sur 33 analystes). Sur une durée de cinq ans, le cours a dégagé une performance boursière faible (+ 16%), notamment suite à un repli de 33% depuis les sommets atteints à l’été 2017 (proche de 390 dollars).

LE PROFIL DE TESLA
  • Consensus: 11 avis "acheter", 10 avis "conserver", 12 avis "vendre"
  • Objectif de cours moyen: 276,7 dollars
  • Capitalisation boursière: 45 milliards de dollars
  • Rapport cours/bénéfice 2019: Négatif
  • Performance sur cinq ans: + 16,4%
  • Performance sur un an: -21,8%

 

Tesla dégagera une perte durant l’exercice en cours, avec une sortie du rouge qui pourrait intervenir en 2020. Les attentes ont toutefois été révisées à la baisse ces 12 derniers mois, et une prudence certaine doit être de mise pour un groupe dont le chiffre d’affaires reste très volatil. Le groupe a toutefois été en mesure de rassurer les marchés durant les dernières échéances trimestrielles, et a déjà annoncé avoir réalisé des livraisons record durant le deuxième trimestre 2019.

Le sentiment sur Tesla reste également dépendant d’Elon Musk, le fantasque CEO, qui a parfois eu tendance à constituer une distraction pour les investisseurs. Le sentiment a également souffert du départ de plusieurs responsables qui ont fait craindre quant à la capacité du groupe d’atteindre ses objectifs de production. Plus que jamais, la capacité à atteindre les objectifs de vente va rester centrale dans la performance boursière de Tesla, de même que l’évolution de la marge opérationnelle.

Cap sur la Chine

Les attentes vont également être de plus en plus dépendantes dans la capacité du groupe à développer ses ventes à l’international, et plus particulièrement en Chine où une grande usine est en construction et devrait commencer à produire des voitures d’ici le début 2020. Le futur Modèle Y, un SUV qui a été dévoilé en mars dernier, devrait relancer la dynamique de vente aux Etats-Unis, un marché qui est traditionnellement très friand pour ce type de véhicules.

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