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The Hut Group se refait une beauté pour rassurer les investisseurs

Après le plongeon de 35% en bourse la semaine dernière, le CEO de THG, Matthew Moulding, a décidé de renoncer à ses actions à droits spéciaux. ©THG

Les marchés européens ont fait grise mine ce lundi en raison d'un contexte économique de moins en moins attrayant. Le Bel 20 retombe sous les 4.200 points.

Les principaux indices actions ont démarré la semaine en territoire négatif. Les inquiétudes autour d'une "stagflation", c'est-à-dire une croissance faible ou nulle cumulée à une forte inflation, restent vives parmi les investisseurs alors que la Chine a fait état d'un ralentissement de la croissance de son produit intérieur brut (PIB), à 4,9% au troisième trimestre. "Les données du PIB chinois plus faibles que prévu ont provoqué des craintes chez les investisseurs", résume Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.

"Les données du PIB chinois plus faibles que prévu ont provoqué des craintes chez les investisseurs."
Andreas Lipkow
Analyste chez Comdirect

Le Footsie britannique a reculé de 0,40%, le Dax allemand de 0,67% et le CAC 40 de 0,81%. L'indice Stoxx Europe 600 a de son côté lâché 0,47%.

Au niveau sectoriel, aucun compartiment n'est finalement parvenu à garder la tête hors de l'eau. Les valeurs cycliques ont été particulièrement délaissées: le secteur automobile a perdu 1,83%, celui du voyage et loisirs 1,41% et celui de la distribution 0,81%.

Les gagnants du jour

Le titre The Hut Group (THG) a bondi de 20,53% à la Bourse de Londres. Le détaillant en ligne - dans lequel le holding belge Sofina détient une participation de près de 8% - a annoncé que son CEO, Matthew Moulding, va renoncer à ses actions à droits spéciaux. L'objectif est de rassurer les investisseurs après le plongeon en bourse de la semaine dernière (-36,09%). La société pourrait par ailleurs revoir sa politique de gouvernance alors que M. Moulding est à la fois directeur et président exécutif.

La palme du jour revient Valneva. Son action s'est envolée de 32,75% à Paris après avoir annoncé des résultats "initiaux positifs" pour son essai clinique de phase III sur son candidat vaccin contre le Covid-19. Les deux principaux critères d'évaluation ont été remplis selon le laboratoire. "Ce sont des résultats très satisfaisants, qui viennent rassurer les investisseurs après la mauvaise nouvelle du mois dernier", a réagi Pierre Michaud, gérant de portefeuille chez Monocle AM. Pour mémoire, l'action avait dégringolé de 40% mi-septembre en raison d'une rupture de contrat avec le Royaume-Uni.

Umicore sanctionné

À la Bourse de Bruxelles, le Bel 20 s'est replié de 0,64% à 4.178,35 points. On retrouve parmi les rares valeurs en hausse Sofina (+1,49% à 367,8 euros), Melexis (+1,03% à 92,75 euros), UCB (+0,82% à 98,88 euros) et Telenet (+0,43% à 32,66 euros).

"Un retard dans l'approbation américaine du bimekizumab, le médicament le plus important d'UCB, est décevant en termes de timing, mais en fait cela confirme que la FDA n'a pas soulevé d'autres problèmes et que l'approbation future est donc presque garantie."
Kepler Cheuvreux

La société pharmaceutique UCB devra se montrer patiente pour la commercialisation du Bimzelx, un traitement contre le psoriasis, aux États-Unis. La Food and Drug Administration (FDA) a repoussé la date de son verdict en raison de son incapacité à terminer les inspections des installations européennes. "Un retard dans l'approbation américaine du bimekizumab, le médicament le plus important d'UCB, est décevant en termes de timing, mais en fait cela confirme que la FDA n'a pas soulevé d'autres problèmes et que l'approbation future est donc presque garantie", souligne-t-on chez Kepler Cheuvreux.

L'action Umicore a terminé en bas du tableau, chutant de 3,86% à 50,76 euros. Le groupe spécialisé dans la technologie des matériaux a légèrement révisé ses perspectives annuelles à la baisse. Il s'attend désormais à ce que son bénéfice avant impôts (ebit) ajusté flirte avec le milliard d'euros. Pour Frank Claassen, de Degroof Petercam, la question clé est de savoir ce que cela signifie pour 2022.

Bpost (-0,60% à 7,48 euros) envisage de fusionner ses divisions Mail&Retail (courrier) et Parcels&Logistics (colis) pour faire face à la fonte continue du volume de lettres. Le projet n'a toutefois pas été communiqué officiellement.

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