chronique

Un activiste tenace

Chroniqueur, newsmanager

L'investisseur Nelson Peltz persévère dans le monde de la gestion de fonds.

Ce mois d’octobre a vu le retour de l’investisseur activiste Nelson Peltz sur le devant de la scène. Après avoir joué un rôle cette année dans la fusion des sociétés de gestion Franklin Templeton et Legg Mason, son fonds Trian Fund Management vient de prendre une participation de 9,9%  dans les firmes Invesco et Janus Henderson. De quoi mettre en ébullition Wall Street qui parle déjà  d’une nouvelle consolidation dans le secteur. À noter que la firme Janus Henderson est déjà le résultat de la fusion, en 2017, entre Janus Capital et Henderson Group.

Pour Nelson Peltz, une plus grande taille est nécessaire pour faire face à des firmes comme BlackRock.

Nelson Peltz veut apparemment participer au mouvement de consolidation du secteur, étant convaincu qu’une plus grande taille est nécessaire pour faire face à des firmes comme BlackRock ou Vanguard.

Quand Peltz agit, le marché écoute. Le milliardaire de 78 ans a déjà agité les marchés à de nombreuses reprises. Il a longtemps été considéré comme le cauchemar des groupes agroalimentaires. Celui qui a provoqué la scission de Cadbury Schweppes a aussi défendu l’idée d’une méga fusion entre PepsiCo et le groupe Mondelez. En 2012, Peltz a fait trembler le management de Danone, réclamant des réductions de coûts après être entré dans le capital du groupe français. Il a longtemps bataillé aussi pour obtenir un siège au conseil de Procter & Gamble (qu'il a finalement obtenu).

L'homme est réputé pour son opiniâtreté. Mais les analystes ne sont pas persuadés d'un deal Invesco - Janus Henderson. "Cela ne résoudrait pas les problèmes structurels des deux firmes", dit l'un d’eux. À Nelson Peltz de démontrer le contraire.

Lire également

Messages sponsorisés