Un "Charging Bull" orphelin

©EPA

Le Dow Jones a battu un nouveau record cette semaine. Était-ce un hommage à Arturo Di Modica et à son célèbre "Charging Bull" ?

Le sculpteur italo-américain Arturo Di Modica, auteur du célèbre taureau en bronze, est décédé à l’âge de 80 ans. C’est après le terrible krach boursier d'octobre 1987 que l'idée de cette sculpture baptisée "Charging Bull" lui est venue. Deux ans plus tard, à la mi-décembre 1989, il décide d'installer ce taureau, symbole de la hausse boursière, devant le New York Stock Exchange, mais sans demander aucune autorisation.

Après avoir repéré les lieux la veille en pleine nuit, il découvre qu’à l’emplacement choisi se dresse un gigantesque sapin de Noël. Pas de problème, avec quelques amis, il place le taureau de plus de trois tonnes sous le sapin, comme un cadeau offert à la ville. Un cadeau toutefois peu apprécié par la Bourse qui décide de l’enlever avant la fin de la journée. Le taureau est alors déplacé près de Bowling Green Park, toujours dans le quartier des affaires.

Arturo Di Modica n'avait pas apprécié la venue d'une fillette en bronze face à son taureau.

La sculpture est censée représenter la force et la prospérité  de l’Amérique. "Lorsque la  Bourse de New York a chuté en une séance de plus de 20%, je me suis demandé ce que je pouvais faire pour la ville qui m'a accueilli. Alors l'idée m'est venue de sculpter ce taureau", dira l’artiste. Ce dernier n’a en tout cas pas du tout apprécié que vienne un jour s’installer face à son taureau, une "Fearless Girl" (une fille sans peur), sculpture en bronze pour dénoncer le manque de femmes dans les conseils d'administration. La fillette sera finalement déplacée.

Le "Charging Bull", qui est apparu dans plusieurs films, est l'une des oeuvres les plus photographiées à New York. La légende veut que saisir ses cornes ou ses testicules porte chance.

Arturo Di Modica avec une réplique de son taureau à Amsterdam. ©EPA

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